Loi "sécurité globale" : François Hollande demande le retrait du texte, pour "l'honneur"

François Hollande

DÉSACCORD - L'ancien président de la République a demandé samedi le retrait de la proposition de loi sur la sécurité globale qui fait polémique. Il rappelle à cette occasion avoir lui-même dû retirer un texte sur la déchéance de nationalité.

"Aujourd'hui, s'il y a de l'honneur, il doit se trouver dans le retrait du texte et pas dans son maintien" : François Hollande ne passe pas par quatre chemins pour exprimer son opposition à la loi de "sécurité globale". Ces mots formulés par l'ancien président de la République sont extraits d'une interview vidéo accordée au journal La Montagne et diffusée sur son compte Twitter ce samedi 28 novembre. Dans le même temps, 133.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé dans différentes villes françaises contre le texte de loi "sécurité globale". Sa mesure phare, l'article 24 particulièrement contesté, prévoit de pénaliser la diffusion, avec une intention malveillante, de l'image des forces de l'ordre.

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"Il y a plus d'honneur à retirer un texte quand il heurte les consciences et divise la société qu'à le maintenir, pour un gouvernement ou un président de la République, quand le risque c'est de créer de l'incompréhension et des violences", explique le prédécesseur d'Emmanuel Macron dans la vidéo accessible ici sur le réseau social. 

J'ai été confronté à ce type de décision avec la déchéance de nationalité- François Hollande

L'ancien chef de l'État rappelle avoir "aussi été confronté à ce type de décision, notamment avec la déchéance de nationalité". Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, François Hollande avait souhaité modifier la Constitution pour y inscrire le régime de l'état d'urgence et l'extension de la déchéance de la nationalité à tous les binationaux condamnés pour terrorisme, même ceux nés en France. 

Cette dernière mesure avait suscité des débats enflammés dans la classe politique, jusqu'à la démission de la ministre de la Justice de l'époque, Christiane Taubira. "Quand cette question, qui pouvait apparaître comme une des réponses à la crise terroriste, a divisé, j'ai préféré retirer le texte", affirme François Hollande, qui avait renoncé à cette mesure le 30 mars 2016.

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