Loi sécurité, violences policières, maintien de l'ordre... Gérald Darmanin tient sa ligne devant les députés

Loi sécurité, violences policières, maintien de l'ordre... Gérald Darmanin tient sa ligne devant les députés

AUDITION - Entendu par la commission des lois dans un contexte de polémique autour du recours aux forces de l'ordre et de contestation du texte sur la sécurité globale, Gérald Darmanin s'est présenté lundi devant les députés en maintenant l'essentiel de ses positions.

Tenir bon malgré la houle. Telle semble être la devise de Gérald Darmanin, auditionné lundi soir par la commission des lois de l'Assemblée nationale dans un contexte particulièrement compliqué pour le ministre de l'Intérieur. Questionné sur les récentes affaires de violences policières, en particulier l'affaire Michel Zecler, ainsi que sur l'article 24 polémique sur la proposition de loi sécurité globale, ainsi que sur ses choix en matière de maintien de l'ordre, le locataire de la place Beauvau s'est posé en défenseur des forces de l'ordre, tout en appelant ces dernières à "l'exemplarité"

"Des actes inqualifiables ont été commis dans le 17e arrondissement de Paris", a estimé Gérald Darmanin, interrogé notamment sur l'affaire des violences commises à l'encontre d'un producteur parisien noir qui a conduit à la mise en examen de trois policiers et provoqué la colère d'Emmanuel Macron. "Ces personnes doivent être sanctionnées et n'ont rien à faire dans la police nationale", a-t-il assuré. "Mais je ne supporte pas qu'on attente à une institution", a-t-il poursuivi. "Il y a sans doute des problèmes individuels, il y a sans doute aussi des problèmes structurels. Il faut donner aux policiers et gendarmes les moyens de l'exemplarité qu'on exige d'eux."

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L'épineuse question des violences policières

"Protéger ceux qui nous protègent"

Malgré les critiques et les tensions au sein même de la majorité, Gérald Darmanin campe sur sa position. "Ma ligne de conduire, depuis le début, est de protéger les Français et de protéger ceux qui nous protègent", a-t-il affirmé devant la commission des lois. "Je ne suis pas de ceux qui flattent les policiers quand ça les arrange", a ajouté le ministre, "mon travail est d'être devant eux quand ça va bien et quand ça va moins bien".

Gérald Darmanin a toutefois appelé les forces de l'ordre à l'exemplarité. "Si je soutiens très fortement la police et la gendarmerie, il faut aussi que ce soutien aille avec la responsabilité", a-t-il expliqué. "Je souhaite que nous puissions les protéger, y compris dans leur vie personnelle, mais la contrepartie est ma demande très forte d'exemplarité".

Pour le patron de Beauvau, "sept péchés capitaux" sont à l'origine du malaise actuel : le manque de formation, le manque d'encadrement qui nécessite de "récréer un corps intermédiaire", le manque de matériel, mais aussi le manque de caméras piétons qui, selon lui, auraient permis à la hiérarchie de connaître "les proportions inacceptables" de l'interpellation de Michel Zecler. En outre, il a cité "question des inspections", se disant "prêt à tout étudier" au sujet d'une éventuelle réforme de l'IGPN, tout en rejetant l'idée de la rendre indépendante, comme certains le réclament. Enfin, il a réfuté l'idée que le lien soit rompu entre la police et la population, expliquant qu'il fallait surtout "faire comprendre les difficultés que vivent les policiers"

Soutien sans faille à Didier Lallement

Gérald Darmanin a également défendu sa doctrine du maintien de l'ordre, et à travers elle, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, mis en cause à de nombreuses reprises par l'opposition dans la stratégie des forces de l'ordre durant les manifestations. 

"Le préfet Lallement a un patron, il se trouve que c'est le ministre de l'Intérieur", a-t-il martelé. "Je n'ai ni amour ni haine du préfet Lallement. Il ne m'a jamais menti, il dirige l'un des postes les plus difficiles de France, et j'ai constaté qu'il ne faillit pas à ses fonctions. S'il y a quelqu'un à attaquer, c'est le ministre de l'Intérieur."

"Il a toute ma confiance", a-t-il ajouté. "Il fait des choses extrêmement difficiles et je ne suis pas de ceux qui tirent dans le dos des gens, surtout quand ils sont en difficulté."

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SONDAGE

Dans le même temps, dans un questionnement parallèle à cet article 24, qui prévoyait initialement d'interdire la diffusion d'images de policiers non-floutées lorsque cette diffusion est accompagnée "d'intentions malveillantes", une étude relevait que près d'un jeune sur deux jugeait la police "raciste". Un sondage qui intervient alors que c'est précisément pour relever et résoudre les dysfonctionnements des forces de l'ordre que les opposants à la loi se sont mobilisés aussi massivement.

Près d'un jeune sur deux estime que la police est raciste

CONSEIL DE L'EUROPE

L'article 24 de la proposition de loi "Sécurité globale", promis à réécriture, fait toujours polémique. Cette fois, c'est le Conseil de l'Europe et sa Commissaire aux droits humains Dunja Mijatovic, qui a sonné l'alarme dans une lettre envoyée aux sénateurs de la commission des lois, chargés de sa réécriture.


 "Le texte de cet article tel qu'il est soumis à votre examen demeure, à mon sens, insatisfaisant du point de vue du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. [...] Je considère que l'interdiction érigée par l'article 24 (...) constitue une atteinte au droit à la liberté d'expression, laquelle inclut la liberté d'informer, et que la compatibilité d'une telle ingérence avec l'article 10 de la (convention européenne des droits de l'homme), qui garantit ce droit, apparaît pour le moins douteuse".


Pour la haute fonctionnaire, "resserrer les liens entre les forces de l'ordre et la population implique d'améliorer la protection effective et harmonieuse des droits des unes et de l'autre", estime encore la Commissaire Dunja Mijatovic, qui exhorte les sénateurs à veiller à "la compatibilité de ce texte avec les normes relatives aux droits de l'homme auxquelles la France est partie" et à "supprimer cette interdiction".

VIOLENCES

En pleine polémique sur les violences policières, concept qu'il récuse pour le caractère systémique qu'il suppose, Emmanuel Macron a décidé de rénir un "Beauvau de la Sécurité" en janvier, afin d'améliorer les conditions de travail des policiers et consolider leurs liens avec la population. Le ministre de l'Intérieur, qui s'en fait l'écho, a assuré qu'il s'agirait là de "la première pierre de la grande loi de programmation de la sécurité intérieure que les forces de l'ordre méritent depuis longtemps".


La réunion aura aussi pour but d'adresser les sept péchés capitaux listés par le ministre lors de son audition par la commission des lois de l'Assemblée : formation, encadrement, moyens, captation vidéo des interventions, inspection, effectifs et lien entre police et population.


Une annonce accueillie avec satisfaction et circonspection côté syndicats de police, où l'on n'accepte en aucun cas les accusations de racisme et de violence faites à l'encontre de l'institution.

Police : Emmanuel Macron va lancer un "Beauvau de la sécurité" en janvier

LALLEMENT

Trois jours après la violente manifestation contre la loi "Sécurité globale", émaillée par des attaques contre des biens matériels et du mobilier urbain, mais aussi des charges de la police contre la manifestation, des élus écologistes, Génération.s et communistes de Paris ont réclamé la démission du préfet Lallement, jugé responsable, par ses consignes en matière de maintien de l'ordre, de ce fiasco.


Parmi eux, la conseillère de Paris Raphaëlle Rémy-Leleu qui, sur LCI ce matin, a rappelé cet appel à Emmanuel Macron, formulé dans une lettre ouverte. "Depuis son arrivée en réalité, que ce soit sur le maintien de l’ordre, la gestion des effectifs, la gestion des moyens ou sur la gestion des procédures disciplinaires, on a un préfet de police de Paris qui est totalement inconséquent."

MANIFESTANT BLESSÉ

Un manifestant a eu les doigts de sa main droite arrachés, samedi 5 décembre, lors de la manifestation contre la loi "Sécurité globale", a confirmé son avocat à l'AFP. L'incident a eu lieu place de la République. Hospitalisé, il a été remarqué par le journaliste Clément Lanot qui couvrait la fin de manifestation, tendue, sur la célèbre place.


Selon les informations de l'AFP, le parquet a ouvert une enquête pour connaître l'origine des blessures, qui proviennent d'une grenade GM2L, dite de désencerclement, affirme son conseil. Ce dernier indique que son client a ramassé l'engin, pensant qu'il s'agissait d'une grenade lacrymogène.


"Ni antifa ni antiflics, ni black bloc", ce quadragénaire souhaiterais, toujours selon son conseil, que "son cas serve de prise de conscience pour qu'il y ait un apaisement dans les deux sens : qu'on fasse attention dans l'utilisation d'armes de défense côté police et que de l'autre côté on baisse d'un ton dans la violence".

RÉACTION

Invitée de LCI, dimanche soir, la députée d'extrême droite a critiqué les opposants au texte de loi.

Loi "Sécurité globale" : "Je n'accepterais pas le retrait de l'article 24", assure Marine Le Pen

RÉPRESSION

Comment répondre à la violence de ces manifestants cherchant l'affrontement avec les policiers et s'inspirant de la méthode "Black Blocs" ? Le sénateur LR Bruno Retailleau a sa petite idée. Invidé de BFM ce dimanche, il a proposé la création d'une brigade spécialisée dans l'appréhension de cette mouvance, qu'il décrit comme "une organisation paramilitaire de gens très bien entraînés".

A noter que cette brigade existe déjà. C'est à ce problème que devait répondre les BRAV, cette unité créée en 2019 par Didier Lallement pour répondre aux violences observées lors des manifestations de Gilets jaunes.

MANIFESTATIONS

C'est une des questions qui se posent, au lendemain de la violente manifestation contre la loi "Sécurité globale". Comment font les éléments les plus violents, au nombre de 300 ou 400 selon le ministre de l'Intérieur, pour échapper si facilement aux policiers ?

Comment les "Black Blocs" échappent-ils aux interpellations ?

SUITES JUDICIAIRES

Quelles suites pour les 26 gardes à vue décidées dans le cadre de la manifestation parisienne contre la loi "Sécurité globale" ? Selon nos informations, le parquet a décidé de 

- huit déferrements, dont trois pour  des convocations par procès-verbal et cinq pour des rappels à la loi

- une convocation devant le tribunal correctionnel

- une convocation devant le tribunal de police

- sept rappels à loi par officier de police judiciaire

- un ordonnance pénale

- cinq classements sans suite

- trois gardes à vue se poursuivent.

DÉCRYPTAGE

Loi "Sécurité globale" : trois questions sur la photo d'un policier visé par un engin explosif à Paris

RETIRER CET ARTICLE 24 SERAIT UNE VICTOIRE DE "LA GAUCHE ANTI-FLIC" ASSURE MARINE LE PEN


Retirer l'article 24 serait, selon Marine Le Pen, "une victoire à la gauche anti-flic" : "Bien sûr que non, je ne l'accepterai pas", dit-elle ce dimanche soir sur LCI. 


"Le but que cet article poursuit est positif et les critiques" formulées à son endroit "sont de mauvaise foi", assure-t-elle. "Jamais cet article n'a empêché de filmer qui que ce soit. Jamais rien dans ce texte ne permet à un policier d'empêcher de filmer.


"Cet article 24 a été instrumentalisé" dit-elle, déplorant son rejet de la quasi totalité des médias. 

MARINE LE PEN SUR LES BLACK BLOCS 


"Cela fait cinq ans qu'on ne les arrête pas" déplore la présidente du RN. Or, assure-t-elle, "le gouvernement sait qui ils sont, sait où ils habitent" : "Les renseignements français le savent pertinemment, ils connaissent les 300-400 activistes qui viennent agresser la police" dit-elle ce dimanche sur LCI. Elle soutient que les black blocs ne posaient pas de problème au gouvernement lors des manifestations des Gilets Jaunes. 


"Les Français en ont soupé des black blocs et ont l'impression qu'Emmanuel Macron est le président du désordre. Le rôle du président de la République est d'assurer la sécurité de nos compatriotes et il en est incapable" estime-t-elle. Elle regrette que des "législations contre les émeutiers ne soient pas pas mises en oeuvre".

CONTESTATION

Dans un communiqué soulignant "la diversité et l'ampleur des cortèges" et imputant les violences de samedi à "la stratégie délibérée de la terre brûlée mise en place par la préfecture de Paris", la coordination de syndicats, sociétés de journalistes et ONG opposées à la loi "Sécurité globale" a appelé à "poursuivre la mobilisation jusqu'au retrait". 

Le collectif, composé de dizaines d'organisations différentes, a également regretté qu'Emmanuel Macron n'ait "apporté aucune réponse lors de son interview accordée le 4 décembre" et n'ait "pas répondu à notre demande d'entrevue". 

La coordination, où l'on retrouve le SNJ, mais aussi Amnesty International, le SNJ-CGT, le prix Albert Londres ou la Ligue des droits de l'Homme, appelle à la suppression, outre du célèbre article 24, des articles 21 et 22, portant, pour l'un, sur l'élargissement du visionnage des images des caméras piéton et, pour l'autre, sur l'élargissement de l'usage des drones.

BILAN


Au lendemain des manifestations organisées en France pour protester contre la loi Sécurité Globale, le ministre de l'Intérieur a dressé un bilan, ce dimanche : 95 personnes ont été interpellées, et 67 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le locataire de Beauvau. 


Sur la seule manifestation parisienne, qui a donné lieu à des scènes de violence et de vandalisme entre la Porte des Lilas et la place de la République, 48 membres des forces de l'ordre ont été blessés.

RÉCAP DE LA JOURNÉE

Un cortège parisien coupé en deux, une mobilisation en baisse, de vives tensions contre les forces de l'ordre : retour sur la nouvelle journée de manifestations contre la loi "Sécurité globale".

Loi "sécurité globale" : scènes de vandalisme à Paris, mobilisation en baisse

RÉACTIONS POLITIQUES

Outre celle de Gérald Darmanin, les réactions politiques ont ponctué la journée. A droite comme à gauche, les auteurs de casse ont été condamnés, qu'il s'agisse d'Eric Ciotti, Alexis Corbière ou Bruno Retailleau. Une différence, cependant, à gauche, où le député insoumis et le sénateur PS Rémi Féraud ont tous les deux pointé du doigt la responsabilité du préfet Lallement dans le fait que les black blocs, "idiots utiles du gouvernement", puissent toujours agir sans "être mis hors d'état de nuire".

RÉACTIONS

Les organisations à l'origine du rassemblement ont mis en cause le rôle du préfet Lallement dans les violences qui ont accompagné le cortège parisien. Partant de la porte des Lilas, il n'a pas pu dépasser la place Gambetta, et a été ralenti par des affrontements entre black blocs disséminés au sein du cortège et forces de police chargeant ce dernier pour mettre fin aux attaques venant des casseurs. 

Du côté du SNJ CGT, on s'est ainsi plaint que les forces de l'ordre aient envoyé du gaz lacrymogène sur les banderoles, suscitant la panique dans les rangs des manifestants, qui plus est sur un parcours nettement plus étroit que les habituels boulevards où se déroulent d'ordinaire les manifestations.

L'avocat Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l'Homme, lui-même membre de la coordination, a dénoncé les méthodes du préfet Lallement, après l'usage de gaz lacrymogène sur la foule compacte.


Côté police, le délégué national Alliance pour les CRS a également fait valoir, sur le plateau de LCI, que ses collègues avaient la possibilité de procéder à l'arrestation des casseurs sans pour autant charger les manifestants. "Mais il faut qu'on nous en donne l'ordre".

TENSIONS À NANTES

Trois policiers ont été blessés lors du défilé contre la loi "Sécurité globale", à Nantes, l'un d'eux étant touché par un cocktail molotov, a annoncé la préfecture de police. 

FIN DE MANIFESTATION

Les derniers manifestants se sont dispersés, après plusieurs charges des forces de l'ordre, place de la République. 

UNE MOBILISATION EN RECUL PAR RAPPORT À LA SEMAINE DERNIERE


Les manifestations contre la loi Sécurité globale, émaillées de violences commises par des casseurs notamment à Paris, ont rassemblé samedi 52.350 personnes en France, dont 5.000 dans la capitale, a annoncé le ministère de l'Intérieur.


Ainsi, selon ces chiffres, la mobilisation est en recul par rapport à celle de la semaine dernière qui avait vu 133.000 personnes défiler en France, dont 46.000 à Paris.

64 INTERPELLATIONS AFFIRME GERALD DARMANIN


Les "casseurs cassent la République", a estimé samedi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à l'issue de la manifestation parisienne contre la loi Sécurité globale émaillée de scènes de vandalisme.


"Soutien à nos policiers et nos gendarmes, une nouvelle fois très violemment pris à partie", a-t-il écrit sur son compte Twitter au moment où la manifestation était sur le point d'être dispersée place de la République. "64 interpellations (sur l'ensemble de la France). Parmi les blessés, 8 forces de l’ordre. Leur courage et leur honneur forcent le respect de tous."

52.350 MANIFESTANTS EN FRANCE CE SAMEDI


52.350 personnes ont manifesté contre le projet de loi sécurité globale en France, dont 5000 à Paris, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur ce samedi en fin de journée.

AFFRONTEMENTS VIOLENTS PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS


La situation reste très tendue place de la République à Paris où les forces de l'ordre tentaient de disperser les derniers participants à la manifestation contre la loi sécurité globale émaillée d'incidents. 


Selon la préfecture de police, trente personnes ont été interpellées tout au long du parcours par les forces de l'ordre et 19 d'entre elles ont, selon le parquet de Paris, été placées en garde à vue.

CONSIGNES DE LA PRÉFECTURE DE POLICE À PARIS

TENSIONS À NANTES


D'après le compte twitter de la police du département, il y a eu cinq interpellations à Nantes. Vers 18h, la situation était toujours très tendue dans le centre de la ville.

ATMOSPHÈRE TRÈS TENDUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS

30 INTERPELLATIONS À PARIS


Trente personnes avaient été interpellées samedi à 18H00 en marge de la manifestation à Paris contre la loi "sécurité globale" émaillée de nombreux actes de vandalisme et heurts entre des centaines de casseurs et les forces de l'ordre, a annoncé la préfecture de police. 


Au total, entre "400 et 500 éléments radicaux", selon une source policière, ont commis de nombreuses dégradations, avec des commerces vandalisés et plusieurs voitures incendiées, dès les premiers hectomètres du parcours emprunté par le cortège, parti peu après 14H00 de la porte des Lilas, à l'est de la capitale. 


Peu avant 18h, seule une petite partie des participants, environ 2.000, était arrivée place de la République, terme prévu de la manifestations.

QUELQUE 2.000 PERSONNES RASSEMBLÉES SUR LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE


Une partie des participants à la manifestation, émaillée d'incidents, organisée samedi à Paris contre la loi "sécurité globale" est arrivée peu avant 18h place de la République, terme prévu du parcours, selon un journaliste de l'AFP présent sur place. 


Quelque 2.000 personnes étaient rassemblées sur la place, point final d'une marche partie de la porte des Lilas en début d'après-midi et émaillée de scènes de vandalisme. 


Peu avant 18h00, un petit groupe de manifestants étaient encore présents en amont sur le parcours de la manifestation, où les pompiers continuaient d'éteindre des incendies sporadiques. Les forces de l'ordre, qui ont procédé à 22 interpellations et ont chargé à plusieurs reprises dans l'après-midi, tentaient pour leur part de repousser les manifestants vers la place de la République. 

"LA POPULATION A RADICALEMENT CHANGÉ PLACE DE LA RÉPUBLIQUE"


La manifestation vient d'arriver à Place de la République. Notre journaliste Charline Hurel fait le point sur la situation : "Des gilets jaunes et beaucoup de jeunes" parmi les manifestants sur place.

NANTES


Deux CRS ont été blessés samedi après-midi à Nantes lors de la manifestation contre la loi sécurité globale, dont l'un a été touché par un cocktail molotov, selon la préfecture de Loire-Atlantique. Les deux policiers ont été évacués par le Samu, non loin du palais de justice. 

DES RASSEMBLEMENTS PARTOUT EN FRANCE


Outre la manifestation à Paris, les rassemblements ont également eu lieu ailleurs en France, notamment à Toulouse - 200 personnes contre la précarité puis un millier selon la préfecture contre la loi sécurité globale -, Marseille (2.600 personnes), Lille (1.500, selon la préfecture, 5.000 selon la CGT) et à Rennes, où ils étaient environ un millier selon la CGT, dont Francis, enseignant, venu "pour la liberté et pour que les policiers respectent la loi". A Strasbourg, les manifestants étaient environ un millier et à Lyon, quelque 5.000 personnes ont manifesté. 

PREMIER BILAN DE LA MANIFESTATION PARISIENNE PERTURBÉE PAR LES BLACK BLOCS ET COUPÉE EN DEUX


Selon nos informations, des exactions ont été commises, et sont toujours en cours, par un groupe de 400 à 500 casseurs, formé au coeur du cortège parisien, depuis près de deux heures maintenant. 


Cela a commencé vers 15h30, moins d'une heure après le départ de ce cortège, de la Porte des Lilas vers la Place de la République. Ce groupe de black blocs a commencé à casser un chantier qui était fermé, à en prendre des éléments pour constituer une première barricade. 


Les forces de l'ordre sont intervenus pour l'enlever. Il y a eu des feux de poubelles, de feux de véhicules et des vitrines cassées, notamment une agence immobilière ayant volé en éclats et une banque saccagée et pillée. On dénombre 22 interpellations par les forces de l'ordre.  


Pour permettre l'intervention des pompiers, les forces de l'ordre ont scindé en deux la tête de cortège, composée de quelque 4 à 500 personnes parmi lesquelles des "gilets jaunes" et des militants "antifascistes". 

MARSEILLE


La manifestation est terminée dans la cité phocéenne, sur le Vieux-Port, "rien à voir avec les débordements qui ont eu lieu à Paris" selon la journaliste Alexandra Lay. A déplorer toutefois, des vitrines caillassées. 

BANQUE ATTAQUÉE


Des scènes de vandalisme et de violence, ponctuées par 22 interpellations, ont émaillé la manifestation contre la loi sécurité globale samedi en milieu d'après-midi à Paris, alors que de nombreux rassemblements ont eu lieu en France "Pour les droits sociaux et la liberté".


Une banque, notamment, a été attaquée. Selon Justine Sagot, journaliste LCI sur place, "des individus cagoulés ont cassé les vitrines de la banque, ont pris des documents qui étaient à l'intérieur et les ont fait brûler juste devant le bâtiment (...) La situation reste très tendue, les affrontements sont susceptibles de repartir (...) On a assisté à des scènes de guérilla urbaines"

INCENDIE EN COURS DANS LE SECTEUR DE GAMBETTA À PARIS

UNE BANQUE ATTAQUÉE À PARIS


De sérieux incidents ont éclaté samedi lors de la marche organisée par les opposants à la proposition de loi sur la sécurité globale à Paris où des voitures et des vitrines ont notamment été incendiées le long du parcours. Une banque a été attaquée.

HOMMAGE À ZINEB REDOUANE À MARSEILLE

22 INTERPELLATIONS À PARIS AFFIRME GÉRALD DARMANIN


"22 interpellations ont déjà eu lieu dans le cadre de la manifestation à Paris" a tweeté le ministre de l'Intérieur, remerciant les "forces de l’ordre mobilisées aujourd’hui, parfois face à des individus très violents".

BLACK BLOCS


Dans le secteur de Gambetta à Paris, un groupe de 400/500 black blocs s'est constitué et a utilisé des éléments d'un chantier à proximité pour monter une barricade. Les forces de l'ordre sont intervenus pour la retirer.

INCENDIES À PARIS


De sérieux incidents ont éclaté samedi lors de la marche organisée par les opposants à la proposition de loi sur la sécurité globale à Paris où des voitures ont notamment été incendiées le long du parcours

UNE SITUATION DIFFICILE À MAITRISER À PARIS


Selon notre journaliste Charline Hurel, présente sur place à Paris, la stratégie de la police et de la gendarmerie consiste à faire avancer ce cortège pour tenter de faire descendre les éléments perturbateurs. "A la fin de ce parcours, il y a d'autres unités de la police et là, éventuellement, cela pourrait permettre une intervention de la B.R.A.V. (Brigades de répression des actions violentes), là pour interpeller les leaders de ces mouvements" indique-t-elle.

DES VITRINES ENDOMMAGÉES À PARIS


Plusieurs vitrines, dont celles d'un supermarché, d'une agence immobilière et d'une banque, ont également été endommagées par des casseurs avenue Gambetta, dans le 20e arrondissement, à l'avant du cortège parti de la Porte des Lilas en direction de la place de la République. 

MARSEILLE


"A Marseille, il n'y a aucun débordement pour le moment", assure notre correspondante Alexandra Lay, alors des tensions entre policiers et manifestants sont apparues rapidement après le début de la manifestation parisienne. "Il y a eu une minute de silence pour Zineb Redouane devant l'immeuble où elle habitait" poursuit-elle. "Aujourd'hui, elle est brandie comme un martyr, illustrant selon les manifestants toutes les violences policières". 

PRESENCE DE CASSEURS 


Sérieux incidents lors de la manifestation contre la loi sécurité globale à Paris : "Des casseurs s'en prennent régulièrement aux vitrines" selon notre journaliste Charline Hurel, présente sur place.

VIVES TENSIONS À PARIS, BARRICADES INCENDIEES


Une vitrine d'une agence immobilière de l'avenue Gambetta (20e arrondissement) a été cassée et des jets de pétards ont également été constatés le long du cortège qui est parti à 14H00 de la Porte des Lilas en direction de la place de la République, sous surveillance après les heurts de samedi dernier près de la Bastille.


"Tout le monde déteste la police", "anti anti anticapitalistes", ont notamment scandé certains participants. Des barricades ont également été incendiées. 

INTERVENTION

TENSIONS


Des tensions entre policiers et manifestants sont apparues samedi après-midi lors de la marche organisée à Paris par les opposants au projet de loi sur la sécurité globale. 


Plus d'une heure trente après le départ de la manifestation, des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes.

MANIFESTATION


Le cortège s'est élancé de la Porte des Lilas pour rejoindre la place de la République

TENSIONS À PARIS


Premiers heurts avant le départ du cortège à Paris. "Les forces de l’ordre reçoivent de nombreux projectiles" écrit le journaliste Charles Baudry.

REACTION


"il y a une colère unanime des policiers" assure Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative Police CFDT

Infos précédentes

Article 24 : "Je ne suis pas fétichiste des numéros"

Enfin, le ministre de l'Intérieur a semblé lâcher un peu de lest sur l'article 24 polémique de la proposition de loi sécurité globale, qu'il avait fortement défendu et que le gouvernement et la majorité souhaitent réécrire en profondeur.

"Je ne suis pas un fétichiste des numéros", a-t-il expliqué, "mais je suis fétichiste de la protection des policiers et des gendarmes. Ma position, qui est celle du président de la République, est que les opérations de police sont des opérations de fonctionnaires dans des moments particuliers. Nous devons absolument garder ce qui fait la protection dans le cadre des opérations de police."

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Une réunion s'était tenue lundi dans la journée autour d'Emmanuel Macron, en présence de trois ministres et des présidents de groupes de la majorité, afin de trouver un moyen de déminer cette polémique autour de l'article 24, qui prévoyait de sanctionner la diffusion d'images de policiers afin de nuire à ces derniers. Lundi soir, au moment même où Gérald Darmanin s'exprimait devant les députés, une réunion autour de Jean Castex, à Matignon, et de plusieurs députés de la majorité se tenait afin de réécrire l'article décrié.

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