Loi sur le renseignement : Skype bientôt espionné ?

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ANTITERRORISME - Chargé d'élaborer la loi sur le renseignement qui sera bientôt soumise au Parlement, le député PS Jean-Jacques Urvoas a assuré ce mercredi que le texte était prêt. Parmi les pistes proposées, un accès plus facile aux données informatiques.

"Sans renforcement très significatif des moyens humains et matériels, les services de renseignement intérieur pourraient se trouver débordés", déclarait Manuel Valls à la tribune de l'Assemblée mardi. Proche du Premier ministre et président de la délégation parlementaire au renseignement, le député PS Jean-Jacques Urvoas a assuré mercredi que la loi sur le renseignement "est prête".

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"Elle est écrite, il reste quelques ajustements, le gouvernement l'inscrira quand il veut" à l'ordre du jour parlementaire, a précisé sur Europe 1 le député, qui pense que le premier vote important doit intervenir "d'ici deux trois mois". Objectif de ce texte ? "Détecter, anticiper, de façon à ce que ceux qui fomentent des coups puissent être interpellés avant d'agir".

"Nous voulons avoir accès aux ordinateurs"

Au nombre des mesures qui seront proposées pour augmenter les moyens d'investigation, Jean-Jacques Urvoas a cité l'"accès aux ordinateurs" : "Nous voulons avoir accès aux données informatiques de ceux qui fomentent des coups". Par exemple, "nous voulons aller sur Skype ce que nous ne pouvons pas faire aujourd'hui juridiquement", a-t-il détaillé. Autre point : "Nous avons besoin de sonoriser", c'est-à-dire placer sur écoute, "les lieux privés" où se réunissent les suspects d'activités terroristes.

Sur le plan des moyens humains, le député du Finistère a par ailleurs annoncé que 1000 personnes seraient recrutées d'ici à 2017 pour renforcer les services de renseignement. "Il y en aura 400 pour la DGSI, nous allons en créer 280 pour la DGSE, un tout petit peu pour Tracfin et nous allons en créer pour les anciens Renseignements généraux que nous avons recréés l'année dernière. C'était une erreur de supprimer les RG". Aujourd'hui, a-t-il détaillé, les six services de renseignement français représentent "13.000 personnes" pour un budget d'environ "1,3 à 1,6 milliards".

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