Loi Travail : Pierre Gattaz et Jean-Claude Mailly plaident leur cause respective

Politique

LOI TRAVAIL : Le leader du Medef et le secrétaire général de Force ouvrière (FO) ont plaidé leurs causes respectives ce vendredi matin aux micros d'Europe 1 et RMC. Si l'un juge les actions de la CGT inadmissibles, l'autre appelle le président François Hollande à être moins "rigide".

Le Medef vs FO. Alors que Pierre Gattaz, président du Medef a dénoncé les "méthodes de voyous" de la CGT au micro d’Europe 1 ce vendredi matin, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), a lui de nouveau appelé au retrait de la Loi Travail sur BFM.

"Ces gens qui bloquent le pays ne sont pas très nombreux. Le droit de grève et de manifester existe, mais le droit de blocage est illégal", a affirmé le patron des patrons. "Ce sont des hors-la-loi", a-t-il insisté soutenant la loi El Khomri qu’il ne faut "surtout pas retirer" selon lui. "Il ne faut surtout pas bouger cet article 2 qui entérine l'inversion de la hiérarchie des normes". Et de préciser : "C'est le fait que le dialogue social pourra se passer dans l'entreprise. C'est très important."

"François Hollande, regardez la situation en face"

Interrogé sur le sujet par Jean-Jacques Bourdin, Jean-Claude Mailly se dit "prêt à revenir à la table des négociations" autour de l’article 2 "si les discussions parlementaires sont suspendues". "Ce n’est pas la première fois qu’un président ou un gouvernement dit qu’il ne bougera pas avant de finalement laisser sous-entendre qu’il le devrait." Le leader de FO appelle le président de la République à ne "pas être rigide : regardez la situation en face".

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"Si c’est une loi de progrès, pourquoi le gouvernement ne trouve-t-il pas de majorité ?", interroge-t-il. "Certains députés PS qui l’ont voté pour suivre, ne comprennent pas à quoi sert ce projet de loi (…) Manuel Valls est rigide et ne connait pas bien l’histoire sociale. Ce n’est pas sa tasse de thé. Avec son prédécesseur (Jean-Marc Ayrault, ndlr) ça ne se serait pas passé comme ça, avec lui on peut dialoguer".

Le président réaffirme sa position au Japon

En déplacement au Japon à l'occasion du G7, François Hollande a de son côté réaffirmé son intention d'aller jusqu'au bout. "Je tiendrai bon parce que c'est une bonne réforme. Si le dialogue est toujours possible, il n'est jamais fondé sur un ultimatum", a-t-il déclaré. "On ne peut pas accepter qu'il y ait une centrale syndicale, qui a son histoire, qui puisse dire ce qu'est la loi ou ce que ne doit pas être la loi", a-t-il lancé à propos de la CGT.

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