Le Loto du patrimoine de nouveau taxé : "Je me battrai contre tous ces technocrates", réagit Stéphane Bern

Politique
DirectLCI
TAXATION - Dans la nuit de lundi à mardi, l'Assemblée nationale a rétabli la taxation sur le loto du patrimoine, qui avait été supprimé après une première polémique. Une décision qui a provoqué la colère de l'animateur Stéphane Bern, qui pilote l'opération visant à financer la rénovation de monuments à travers un jeu de grattage et une loterie.

Le Loto du patrimoine devrait bel et bien de nouveau être taxé à l'avenir ! Dans le cadre du budget 2019, l'Assemblée nationale a suivi l'avis favorable du gouvernement. L'amendement de la commission des finances a supprimé en nouvelle lecture un article du Sénat qui exonérait les jeux en faveur du patrimoine de la CSG, de la TVA et autres taxes.


Cette exonération totale est "une première pour un jeu de hasard qui me semble assez gênante", a jugé le rapporteur général du Budget, Joël Giraud (LaREM). 

Le patrimoine français délaissé ?

L'annonce que l'Etat prélèverait 14 millions de taxes sur les 200 millions de recettes escomptées (l'essentiel allant aux gagnants et 20 millions à la Fondation du patrimoine) avait provoqué un début de polémique. Pour l'éteindre, le gouvernement avait décidé de débloquer 21 millions supplémentaires en faveur du patrimoine.


Le rétablissement de la taxation a provoqué la colère de  l'animateur Stéphane Bern, qui pilote l'opération visant à financer la rénovation de monuments en France à travers un jeu de grattage et une loterie. "L’Assemblée nationale fait tout pour torpiller le #LotoDuPatrimoine à la demande du rapporteur @JoelGiraud05 et le soutien des députés @LaREM_AN ! Je me battrai pour sauver notre patrimoine en danger contre tous ces technocrates", a-t-il tweeté mardi matin. 

L'article introduit par le Sénat "permettait d'aider de façon plus conséquente le patrimoine français", a estimé Emmanuelle Ménard (app. RN, ex-FN) en réclamant en vain son maintien. "Je crains que nos châteaux, abbayes et autres trésors français n'aient plus qu'à attendre des jours meilleurs", a-t-elle ajouté.

Gilles Lurton (LR), qui avait mis un coup de projecteur sur cette taxation de l'Etat en première lecture, a estimé que la suppression de cette article revenait à "tromper les Français."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter