La République en Marche ? Un "ramassis d'opportunistes" rejoignant le "marigot central" selon Laurent Wauquiez

Politique

CLASH - Le favori à la présidence des Républicains a taclé La République en Marche ce dimanche dans l'émission "Le Grand Rendez-vous", dénonçant la fausse promesse de renouvellement politique après les ralliements à tout-va des ex-socialistes et républicains.

Laurent Wauquiez a gardé la dent dure ce dimanche matin. Invité du "Grand Rendez-vous" ((Europe 1 / CNews / Les Echos), le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a pris un malin plaisir à s'attaquer à ses anciens "collègues" ayant rallié la majorité présidentielle. Jour après jour, les adhésions à LREM d'anciens socialistes et républicains se multiplient  : après les ralliements des LR Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Thierry Solère, c'est maintenant au tour du député PS Olivier Dussopt de rejoindre le mouvement en intégrant le gouvernement. 

"J'ai tendance à penser que ça ressemble de plus en plus à un ramassis d'opportunistes, assez éloigné de ce qu'est ma conception de la politique" analyse Laurent Wauquiez, le candidat à la présidence des Républicains qui ne faisait que s'échauffer.

Il vaut mieux avoir les adducteurs souples- Laurent Wauquiez dénonce un grand écart

"Il vaut mieux avoir les adducteurs souples", a-t-il ironisé, en faisant observer que Gérald Darmanin était membre de la Droite populaire, soit "la droite des Républicains" et que M. Dussopt avait un temps été proche de Benoît Hamon à l'aile gauche du PS. Et de s'interroger : M. Dussopt, désormais secrétait d'Etat à la fonction publique, va défendre à Bercy le budget du gouvernement contre lequel il a voté il y a encore "quelques jours"

Après l'uppercut, le président de région a balancé un crochet, cette fois sur le nez des trois "exclus" des Républicains : "Sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", reprenant une phrase mitterrandienne. Une critique réitérée à de nombreuses reprises ces derniers jours. "Au fond, ils partent à En Marche parce qu'ils ont échoué, que plus personne ne veut d'eux, et qu'ils n'ont pas réussi à torpiller la droite", les a-t-il fustigés.

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"Le petit marais autour d'Emmanuel Macron"

Celui qui devrait accéder sans complication à la tête de LR dans deux semaines a surtout cherché à affirmer sa position et celle de son parti. Car Emmanuel Macron a, selon lui,  "une approche extrêmement machiavélique du débat démocratique" estimant que "tout le monde a bien compris que leur objectif c'était que dans la démocratie française, il n'y ait que le marigot central et les extrêmes". "Soit on va dans le marigot central, le petit marais autour d'Emmanuel Macron, soit on construit autre chose, et c'est ce que nous, nous souhaitons faire, une droite républicaine", a-t-il ainsi défendu.

"Si jamais il n'y a plus que ce marais central et qu'Emmanuel Macron échoue, ça veut dire quoi? Que les Français n'auraient plus que le choix entre Mélenchon et Marine Le Pen? Moi je ne veux pas de cela", a-t-il plaidé. Et il ne serait pas le seul à le penser : interrogé sur un éventuel rapprochement du maire de Bordeaux avec LREM à l'occasion des élections européennes, il a assuré qu'Alain Juppé "ne veut pas de ça non plus.

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