Quels enseignements après le 1er tour des élections législatives partielles dans le Territoire de Belfort et dans le Val-d'Oise ?

Quels enseignements après le 1er tour des élections législatives partielles dans le Territoire de Belfort et dans le Val-d'Oise ?

Politique
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DÉVISSAGE - Parmi les tendances à retenir après ce 1er tour, outre les scores de la majorité présidentielle qui se tassent, le PS, en pleine traversée d'une crise politique sans précédent, a subi une véritable humiliation, dimanche 28 janvier. Dans la première circonscription du Territoire de Belfort, l'ancien parti au pouvoir fait un score ridicule et parvient à peine à sauver les apparences dans la première circonscription du Val-d'Oise.

La descente aux enfers se poursuit pour le Parti socialiste. La formation à la rose au poing, qui traverse la pire crise politique de son histoire, avec un nombre historiquement faible de députés (31), une situation financière qui l'a obligée à se défaire de son siège, a vu son candidat mordre la poussière, au premier tour de l'élection législative partielle de Belfort, dimanche 28 janvier. 


Dans un contexte de très faible participation (29%, soient vingt points en moins par rapport à l'élection de juin 2017), le candidat socialiste Benoît Courty a en effet réalisé un score particulièrement, en réunissant 2,6% des suffrages, arrivant 7e du srutin. Un score qui a eu l'heur de réjouir le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon qui, s'appuyant sur les résultats partiels, a même vu le PS derrière LO.

Sa candidate, Anaïs Beltran, n'a pourtant pas vraiment bénéficié du ralliement du PCF et du MCF, reculant d'un point (elle avait obtenu 12% en juin) mais progressant d'un rang au bénéfice de la dégringolade du FN, selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture. 

S'il a finalement devancé Lutte ouvrière (et la candidate de Florian Philippot, Sophie Montel), le PS réalise là un score particulièrement bas, quand bien même la première circonscription du Territoire de Belfort lui a échappé depuis quelques années (la droite y a remporté tous les scrutins depuis 2002).

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La majorité en recul

L'autre information de la soirée belfortine réside dans le net reflux de la majorité présidentielle. Forte abstention et démobilisation des électeurs de la majorité ont abouti à ce que son candidat, le MoDem Christophe Grudler, a vu son score passer de 31% à 26% entre le premier tour de juin et celui de janvier. Il est ainsi devancé par le député sortant Ian Boucard (Les Républicains), dont l'élection avait été invalidée par le Conseil constitutionnel en raison de des faux tracts France insoumise appelant à voter contre son adversaire du second tour qu'il avait faits imprimer dans l'entre-deux-tours. 


Malgré tout, Ian Boucard obtient le score fleuve de 39%, gagnant 16 points par rapport au mois de juin. Signe que le candidat de la majorité, qui avait reçu le soutien de Christophe Castaner pendant la campagne, n'a pas réussi à retenir ses électeurs ces derniers mois. L'issue du second tour se décidera dans la capacité du député sortant à mobiliser les autres électeurs de droite, de l'UPR (0,7%) à Debout la France (3,8%) au Front national (7,5%) et aux Patriotes (2%).


Le constat du recul de la majorité est également valable, dans une moindre mesure et sans qu'on puisse parler de vote sanction, dans la première circonscription du Val d'Oise, où la députée LREM sortante, Isabelle Muller-Quoy, invalidée en raison de l'inéligibilité de son suppléant, arrive en tête avec plus de 29% des voix.

Un score qui la voit tout de même reculer de six points par rapport au premier tour de juin 2017, avec une mobilisation particulièrement faible (20,33%), qui a toutefois satisfait son patron à l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

L'affaire n'est toutefois pas gagnée, car de l'autre côté, le candidat LR Antoine Savignat a réduit l'écart avec en progressant de 17,7 à 23,7%. S'il est évidemment trop tôt pour tirer des leçons et parler d'échec ou de succès, que ce soit pour la majorité ou l'opposition de droite, la vague exceptionnelle observée aux législatives de juin 2017 n'a pas trouvé de continuité aux législatives partielles.

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