Lutte contre le terrorisme : la droite à l'offensive

Eric Ciotti est député des Alpes-Maritimes depuis 2007

POLITIQUE - Quotas d'immigration, révision de la Constitution, "Guantanamo à la française" : après l'attentat de Nice, la droite formule ses propositions pour lutter contre le terrorisme.

Au lendemain de l'attaque qui a fait trois morts à Nice, par un Tunisien de 21 ans tout juste arrivé en France par l'Italie, la droite formule ses propositions. Faisant un lien entre terrorisme, islamisme et immigration, les Républicains et le Rassemblement national proposent tout d'abord de mieux contrôler les flux migratoires. 

Ce vendredi sur RTL, le patron des députés LR Christian Jacob a rappelé la proposition de son parti de "quotas d'immigration qui soient votés à l'Assemblée nationale, publiquement, après avoir consulté les fédérations professionnelles". Il a réclamé également des "tests osseux pour s'assurer d'abord que les mineurs que nous accueillons sont effectivement mineurs et mineurs isolés".

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"Un Guantanamo à la française"

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Libres !, ex-LR) a, elle, insisté sur la question de l'asile sur franceinfo. "On a donné asile à nos ennemis", a-t-elle déclaré, rappelant que "c'est un Tunisien en situation irrégulière qui aurait dû être expulsé par les autorités italiennes qui a fini par arriver à Nice pour commettre son sinistre forfait". "La première des choses, c'est évidemment que tous les étrangers qui aujourd'hui sont radicalisés, fichés par l'antiterrorisme, soient expulsés de notre pays", a-t-elle réclamé en souhaitant que cette "décision de justice puisse être remplacée par une décision administrative sous le contrôle du juge".

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Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a lui aussi "demandé au président de la République un moratoire pour les procédures d'asile et pour l'octroi de visas en provenance de ces pays qui nous menacent". Autre proposition formulée ce vendredi sur CNews par le parlementaire : créer "un Guantanamo à la française". "Il faut une rétention administrative pour ceux qui sont fichés (...) Il faut un Guantanamo à la française pour les plus dangereux."

Toujours chez LR, le maire de Nice Christian Estrosi veut "modifier la Constitution". "Si on nous impose aujourd'hui de respecter des points de la Constitution qui ne sont pas adaptés à pouvoir mener la guerre en respectant la Constitution, et bien il faut modifier la Constitution", a-t-il déclaré sur Europe 1. En tant que maire, il souhaite également "avoir le droit de prononcer une fermeture administrative d'un lieu de culte où il se passe des choses qui ne sont pas conformes aux valeurs de la République française".

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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen pointe également du doigt le problème migratoire. Sur BFM TV ce vendredi, elle a estimé que si l'on n'arrête pas "l'immigration massive, inconsidérée, anarchique, dans notre pays, alors nous ne réglerons pas un problème qui tue des Français sur notre territoire". "Nous avons proposé des amendements pour interdire définitivement du territoire national des étrangers coupables de terrorisme, même ça, ils ont refusé de le voter", a-t-elle  reproché à la majorité. Elle conteste l'acquisition automatique de la nationalité française, notamment par mariage. 

Dissoudre les organisations qui "font la promotion de l'islamisme"

Enfin, elle a appelé le gouvernement à dissoudre l'UOIF (Union des organisations islamiques de France, Musulmans de France depuis 2017, ndlr) et le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France). "Toutes les organisations, toutes les personnes qui font la promotion de l'islamisme, qui le financent, qui le soutiennent, qui font du prosélytisme, doivent être expulsés immédiatement s'ils sont étrangers, déchus de leur nationalité et expulsés s'ils sont binationaux et judiciarisés sur la base du texte sur l'Intelligence avec l'ennemi s'ils sont français", a-t-elle réclamé. 

Le jeune Tunisien auteur présumé de l'attaque de jeudi n'était pas fiché en France, selon le ministère de l'Intérieur, ni connu des services de renseignements. Une source du ministère de l'Intérieur italien a indiqué à l'AFP que l'homme n'avait pas non plus été fiché par le renseignement italien. 

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