Trump, Poutine... Macron justifie sa relation "personnelle" (et parfois "tactile") avec ses homologues

Trump, Poutine... Macron justifie sa relation "personnelle" (et parfois "tactile") avec ses homologues

RELATIONS INTERNATIONALES - Critiqué pour sa rencontre très chaleureuse en avril avec Donald Trump qui n'a pas empêché le retrait américain de l'accord sur l'Iran, Emmanuel Macron a justifié vendredi sur BFMTV son choix de bâtir "une relation personnelle" avec ses homologues des grandes puissances.

Les accolades, petits gestes d'attention et autres apartés souriants avec Donald Trump ? Emmanuel Macron assume tout. Critiqué pour sa rencontre du mois d'avril lors d'un déplacement aux Etats-Unis, jugée surjouée et surtout inutile par l'opposition - elle n'a pas empêché Donald Trump de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien -, le chef de l'Etat a justifié vendredi le type de relation qu'il a nouée avec le président américain, comme avec le président russe, lors d'une interview sur BFMTV en marge d'un déplacement à Saint-Pétersbourg. 


"Nos relations peuvent être chaleureuses ou tactiles. Est-ce l'essentiel ? Non. Est-ce naturel ? Oui", a justifié Emmanuel Macron. "On se comporte dans une dynamique personnelle et humaine. Cela ne nous a pas empêchés de dire nos désaccords. Est-ce que cela a un impact sur l'opinion publique ? Sur le Congrès américain ? Oui". 

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"Je ne suis pas le président des Etats-Unis"

Emmanuel Macron a également répondu à ceux qui lui reprochent d'avoir échoué, à travers cette mise en scène diplomatique,  à modérer Donald Trump sur le dossier iranien. "Je ne suis pas le président des Etats-Unis. Il a pris sa décision, moi je décide pour la France", a insisté le chef de l'Etat, estimant qu'il aurait été inversement critiqué s'il n'avait rien fait pour tenter d'infléchir les Etats-Unis. 


La diplomatie française sous l'ère Macron est-elle vraiment efficace ? Oui, assure Emmanuel Macron, qui juge ce rôle "indispensable". "Si la France n'était pas écoutée, nous n'aurions pas aujourd'hui tous les pays européens, et la Russie, alignés sur la proposition" de se maintenir dans l'accord nucléaire iranien, fait-il valoir. "Depuis un an, je vois que la France a joué un rôle utile, indispensable. Sur le sujet iranien, sur la Syrie, nous sommes revenus au coeur du jeu."

"Comprendre" Vladimir Poutine

Emmanuel Macron s'est également expliqué sur sa relation avec Vladimir Poutine, alors que le dialogue entre l'Union européenne et la Russie reste particulièrement tendu sur de nombreux dossiers. "Cette relation s'est construite dès les premières semaines" [lors de la visite du président russe à Versailles, NDLR]. "Je ne suis pas dans la diplomatie des états d'âme. Je suis dans une relation personnelle avec mes homologues. Vladimir Poutine est quelqu'un qui a une vision historique et stratégique des relations entre la Russie et l'Europe. Il a son histoire. Il faut la comprendre", a-t-il conclu. 


L'objectif de cette stratégie, affirme le chef de l'Etat, "c'est d'abord d'assurer la sécurité de nos concitoyens", et "se battre contre les terroristes qui nous ont attaqués". Pour y parvenir, et "éviter le pire", "la France parle avec tout le monde". 

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