Macron chute lourdement dans les sondages : mais où en étaient Hollande, Sarkozy et les autres présidents à la même période ?

CLASSEMENT - Avec 54% de satisfaits, le chef de l’État a perdu dix points de popularité en un mois dans le baromètre réalisé par l’Ifop pour le JDD. Hormis Jacques Chirac, qui avait chuté de 15 points entre mai et juillet 1995, c'est la plus forte baisse d'un président après deux mois au pouvoir. Emmanuel Macron reste cependant dans la moyenne de ses prédécesseurs.

Avec 54% de satisfaits, soit dix points de moins qu'en juin, la cote de popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, selon un sondage Ifop pour le JDD. Les mécontents passent quant à eux de 33% à 43%. 


Ainsi, avec cette dégringolade subite, où se situe Emmanuel Macron par rapport à ses devanciers ? Pour l'heure, il se trouve encore à un niveau élevé, dans une bonne moyenne. En guise de comparaison, François Mitterrand ne ­recueillait que 47% de satisfaction en juillet 1981, Hollande 56% en juillet 2012. 

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Baisse de popularité de Macron : "normal" pour Eduardo Rihan Cypel

Du jamais vu depuis Jacques Chirac 1995 pour un début de mandat

C'est avant tout la baisse de dix points en si peu de temps qui est préjudiciable et qui laisse augurer d'un avenir assez difficile, aussi bien pour lui que pour son gouvernement. A fortiori pour son Premier Ministre Edouard Philippe, qui enregistre également un reflux de huit points sur la même période, passant de 64% à 56% de satisfaits.


Hormis Jacques Chirac qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995, cette baisse soudaine de Macron dans les sondages est en effet la plus forte enregistrée pour un président après deux mois mois d'exercice du pouvoir.  Là encore, en guise de comparaison sur cette période, seul Sarkozy avait réussi à augmenter sa cote de popularité (pour arriver à 66% en juillet 2007, le record). Mais la suite avait été plus rude... 



Un graphique disponible par l'intermédiaire d'un tweet du JDD s'avère à ce sujet très probant.

Bref, après cet été en pente forte, le chef de l'État Emmanuel Macron doit s'attendre à un automne périlleux. 

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