MACRON : LA FIN DE L'ÉTAT DE GRÂCE ? - Posez toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités

Politique

POLITIQUE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités sur le thème du jour : Macron face à la réalité du pouvoir. Ils vous répondent dès 18h10.

Retour à la réalité pour Emmanuel Macron. Celui qui semblait, à en croire certains, marcher sur l’eau pendant une médiatique séquence internationale et régalienne, est aujourd’hui en brutale perte de vitesse. Volte-face sur la fiscalité, tentatives de juguler l’exaspération des communes, inquiétude du milieu des affaires, premiers remous autour de la réforme du code du travail, et, dernière complication en date, la démission du chef d’état-major Pierre de Villiers à la suite de l’annonce de 850 millions d’euros d’économies sur le budget des armées. De l’extrême gauche à l’extrême droite, de l’opinion publique aux médias, le président a fait l’unanimité contre lui dans cette crise au sommet. Convaincu qu’il faut mener les réformes rapidement et efficacement, le président se heurte désormais aux réalités du fonctionnement du grand état qu’est la France. Qualifié de « jupitérien », Macron a du redescendre sur terre aujourd’hui, dans un déplacement sur la base aérienne d’Istres, où il a tenté de rétablir un lien direct et de confiance avec les troupes. Il a ainsi reconnu « ce que la Nation [leur] doit » et a promis « qu’aucun autre budget que celui des armées ne sera augmenté en 2018 ». Et il y a urgence sur le dossier du budget de l’armée. Le candidat En Marche ! à la présidentielle avait promis d’augmenter le budget de la défense jusqu’à la barre symbolique des 2% d’ici 2025, soit une hausse de plus de 17 milliards d’euros. Le président annonce une coupe budgétaire de 850 millions d’euros. Adepte du « en même temps », le chef de l’Etat a basé son contrat avec les Français sur des propositions constamment équilibrées par des contreparties. Mais ici, la contrepartie se fait attendre, d’où la démission de Pierre de Villiers. Alors qu’il s’attendait à un été tranquille, consacré à l’élaboration des différentes réformes dans le cadre des ordonnances, Macron va au-devant d’un véritable retour de bâton d’une politique plutôt autoritaire. Alors, le déplacement de Macron à Istres est-il improvisé au vu des circonstances ? Comment peut-il rapidement reprendre en main le rythme des réformes ? Quels vont être les prochains points de résistance, au Parlement, dans l’opinion, voire dans la rue ?

Pour poser vos questions, rendez-vous sur le page Facebook de l'émission, ou sur Twitter, #24henquestions !

Les invités :

Olivier PICARD  - Journaliste et chroniqueur chez Le Plus – L’Obs

Dominique DE MONTVALLON - Éditorialiste 

Véronique REILLE SOULT - Directrice Générale chez Dentsu Consulting

Frédéric MICHEAU - Directeur des Études chez Opinion Way

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter