Modernisation du secteur et amélioration des revenus des agriculteurs : que contient le plan Macron ?

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RÉFORME - Le président de la République, qui sera l'invité de TF1 dimanche soir, a annoncé ce mercredi une série de mesures visant à moderniser le secteur agricole. Une loi visant à rééquilibrer les contrats entre agriculteurs, industriels et distributeurs, pour mieux rémunérer les paysans, verra le jour l'an prochain.

Emmanuel Macron veut initier une petite révolution dans le secteur agricole, dont l’ambition est de trouver les moyens de mettre un terme à la paupérisation de la profession, tout en répondant à la forte nécessité de transformation pour répondre aux attentes sociétales et environnementales. Une loi, qui pourrait prendre la forme d’ordonnances pour accélérer sa mise en place, sera examinée au cours du premier semestre 2018.


A mi-parcours des Etats généraux de l'alimentation, le président de la République a ainsi annoncé plusieurs initiatives pour permettre aux agriculteurs de ne plus dépendre des aides. La future loi aura notamment pour mission de rééquilibrer les contrats entre agriculteurs, industriels et distributeurs, pour mieux rémunérer les paysans. "Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production", a indiqué le chef de l'Etat, qui  parlera probablement de son plan lors de son intervention sur TF1 dimanche soir.

5 milliards seront alloués à un plan d'investissement

Il entend également inciter fortement les producteurs à se regrouper. Pour cela, certaines aides pourraient être conditionnées en fonction de la taille des organisations. Il s’est également dit ouvert au relèvement du "seuil de revente à perte" (c'est-à-dire le prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre) sous certaines conditions. "Je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte pour les produits alimentaires et l'encadrement des promotions, a-t-il dit, mais je vous demanderai d'ici la fin de l'année de donner plus de visibilité, de conclure pour la fin de l'année des plans de filières. Le seuil de revente à perte qu'on relèverait seul serait une forme de chèque en blanc".

Le chef de l'État a plaidé pour la mise en place d'indicateurs de marché sur les coûts de production et des contrats types par filière, pour que tous les agriculteurs aient accès facilement à ces informations. Il a en outre promis de consacrer 5 milliards d’euros à un plan d’investissement agricole pour encourager la modernisation de ce secteur.


Emmanuel Macron a par ailleurs assuré que le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA), entré en application provisoire le 21 septembre, respecterait les normes européennes de santé et d'environnement. "La mise en place du Ceta sera parfaitement conforme aux normes européennes sur la santé et l'environnement pour empêcher toute concurrence déloyale sur le marché européen", a-t-il promis.

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