Macron ne s'avoue "pas vaincu" à parvenir à réconcilier les Français

Emmanuel Macron à Bruxelles le 11 décembre 2020

UNION - Dans la deuxième partie de son entretien à "L'Express", publiée ce mercredi, Emmanuel Macron reprend son objectif de la campagne 2017. Il compte pour cela sur les "patriotes et européens (...) portés par la volonté de créer, d'entreprendre".

En 2017, son objectif était de réconcilier les Français. Plus de trois ans après, la crise des Gilets jaunes est passée par là, tout comme les débats sur le racisme, les violences policières ou encore la laïcité. Alors que la société paraît de plus en plus divisée, le président de la République pense-t-il à renoncer ? "Jamais ! Je ne m'avoue pas vaincu d'abord parce que dans la position où je suis, je n'en ai pas le droit", répond-il dans un entretien fleuve à L'Express, publié mercredi 23 décembre.  

"Je pense que, depuis le début de mon quinquennat, se sont révélées beaucoup de divisions ancrées depuis longtemps et c'est un processus profond qui est remonté avec la crise des Gilets jaunes [...] La réconciliation ne se décrète pas. Mais le combat qui est le mien ne consiste pas à essayer de réconcilier en ayant des mots émollients, les Français savent que ce ne sont pas seulement des mots qui les réconcilieront, mais l'action", poursuit le président de la République.

Ceux qui croient en la grandeur n'ont jamais été la majorité- Emmanuel Macron

Pour cela, l'hôte de l'Elysée veut notamment s'appuyer sur les "patriotes et Européens", "portés par la volonté de créer, d'entreprendre, de prendre pour notre pays et notre continent des risques pour bâtir un avenir commun". Selon lui "la capacité française à retrouver son destin passe par cette Europe, plus souveraine". Et d'ajouter : "Ceux qui veulent relever le gant, qui croient en la grandeur, n'ont jamais été la majorité".  "Mais le monde change, la génération qui est là n'est pas celle d'hier. Les patriotes sont de plus en plus nombreux", assure-t-il, 

Lire aussi

L'intéressé conclut en déplorant, sans citer de noms, l'attitude de certains intellectuels et de "l'élite économique". "Beaucoup d'intellectuels n'ont pas su penser un avenir français durant ces décennies de crises, l'élite économique s'est mondialisée, ce qui aurait pu être une excellente chose si cela avait consisté à aller tirer le meilleur de l'étranger pour le ramener chez nous. Sauf qu'elle est partie ! Elle s'est nomadisée, elle est devenue de nulle part." 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Face au variant britannique, l'Autriche prolonge son confinement jusqu'au 8 février

Dérogations au couvre-feu national : qui est autorisé à circuler après 18h ?

À quoi ressemblent les dernières heures de Donald Trump à la Maison-Blanche ?

Départ de Donald Trump : nos images de la Maison-Blanche désertée

Couvre-feu à 18h : commerces et enseignes s'adaptent en ouvrant leurs portes plus tôt

Lire et commenter