Maël de Calan, Florence Portelli, Laurent Wauquiez : trois candidats, trois styles pour la présidence LR

EN CAMPAGNE - La Haute Autorité des Républicains a donné ce jeudi la liste des trois candidats ayant réuni suffisamment de parrainages pour être candidats à la présidence du parti. Le député Daniel Fasquelle, initial challengr de Laurent Wauquiez, a été éliminé dans la dernière ligne droite.

Ils seront donc trois s'affronter dans l'arène des militants Les Républicains. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, la maire de Taverny (Val d'Oise) Florence Portelli et le conseiller départemental du Finistère Maël de Calan ont vu leur candidature validée ce jeudi par la Haute Autorité du parti Les Républicains pour concourir à la présidence du mouvement, actuellement dirigé par le secrétaire général Bernard Accoyer. 


Seul député encore en lice, Daniel Fasquelle (Pas-de-Calais) a dû jeter l'éponge un peu plus tôt, ayant réuni ses parrainages parlementaires mais manquant "d'une poignée" de parrainages militants, selon sa déclaration.  

Selon la Haute Autorité, certains parrainages de candidats ont été invalidés car les adhérents n'étaient pas à jour de cotisation ou n'avaient pas fourni de copie de leur pièce d'identité. Pour concourir à la présidence du parti, chacun devait recueillir 13 parrainages de parlementaires et 2347 parrainages d'adhérents. Les trois candidats retenus seront en campagne jusqu'au 8 décembre, avant veille du premier tour du scrutin. 

Sensibilités diverses, voire antagonistes

Grand favori de l'élection, Laurent Wauquiez, qui avait déjà présidé Les Républicains par intérim lors de la démission de Nicolas Sarkozy, avant la primaire de 2016, a donné ce mercredi, à Mandelieu-La Napoule, le ton d'une campagne musclée et très à droite sur les thèmes de l'identité, de l'immigration, de la surveillance des chômeurs et de la défense des classes moyennes. 


A l'opposé de lui, Maël de Calan, proche d'Alain Juppé, devrait incarner la sensibilité modérée en axant sa campagne, comme il l'indique sur son site, sur la "rénovation morale" du parti, dont l'image a été "ruinée", selon lui, par "l'absence d'éthique, la démagogie et le cynisme". Pour ce candidat, qui a demandé aux Républicains l'exclusion du mouvement Sens Commun, jugé trop proche de l'extrême droite, "la droite ne gagnera pas les élections si elle se referme sur elle-même, si elle se coupe de ses alliés, de pans entiers de l'électorat et des évolutions du monde contemporain". Même s'il est proche de certains "Constructifs", ces membres de la droite exclus du parti LR pour leur soutien à l'action du gouvernement, il a acté leur exclusion, estimant sur LCI qu'il était "temps que cette histoire se termine".

En vidéo

Maël de Calan : "Je ne suis pas très fan des exclusions"

Quant à Florence Portelli, elle avait été la porte-parole de François Fillon durant la campagne présidentielle puis celle de François Baroin pour les élections législatives. Lors de sa déclaration de candidature, elle avait indiqué vouloir "refonder" LR par "un fonctionnement démocratisé" et "un changement radical de statuts et la clarification de ligne idéologique du parti".


Réputée pour son "franc-parler", celle qui dit s'inspirer de Philippe Séguin devrait notamment axer sa campagne sur "la fracture sociale et territoriale" et la réhabilitation des militants sur le terrain et des fédérations locales.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Laurent Wauquiez élu président des Républicains

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter