Marseille : Rubirola sur le départ, et maintenant ?

Marseille : Rubirola sur le départ, et maintenant ?

PROCESSUS - La maire démissionnaire de Marseille Michèle Rubirola souhaite que son premier adjoint Benoît Payan lui succède. Il faudra pour cela qu'il soit élu lors du prochain conseil municipal, prévu ce lundi 21 décembre.

"Nous formons un binôme et je souhaite que notre binôme continue mais s'inverse et que Benoit devienne maire. C'est de son énergie et son expérience dont Marseille a besoin aujourd'hui." Voilà ce qu'a déclaré mardi après-midi la maire de Marseille Michèle Rubirola. Pour des raisons de santé, et parce qu'elle estime ne pas pouvoir donner assez d'énergie à la gestion des affaires de la ville, l'écologiste a démissionné et fait part de son souhait de voir son premier adjoint socialiste lui succéder. Mais l'histoire est-elle déjà écrite pour autant ? 

Selon la loi, un conseil municipal doit être convoqué sous quinzaine pour élire le nouveau maire. L'agenda en prévoit justement un ce lundi 21 décembre dans la cité phocéenne, le vote pourrait donc se tenir dès la semaine prochaine. Mais il s'agira d'un exercice périlleux pour la nouvelle majorité de gauche. 

Déjà en juillet dernier, l'élection de Michèle Rubirola était intervenue très tard, au "troisième tour", au terme de multiples rebondissements lors d'un vote au conseil municipal. Le Printemps marseillais avait finalement réussi à faire élire sa cheffe de file en s'assurant du soutien de la liste de gauche concurrente conduite par l'ex-sénatrice Samia Ghali, figure des quartiers populaires. Elle avait notamment négocié la place de seconde adjointe, en charge de l’égalité des territoires, des relations euro-méditerranéennes, de l’attractivité et des grands événements marseillais.

Samia Ghali de nouveau décisive

Se contentera-t-elle de ce poste ? De nouveau, son vote pourrait être décisif. Et l'ancienne socialiste, consultée par la maire, fait durer le suspense et n'a toujours pas fait connaître sa décision. "Pour le moment, je réserve mon expression", a-t-elle fait savoir à l'AFP. Samia Ghali pourrait notamment négocier la place de première adjointe, que Michèle Rubirola souhaite conserver.

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Un temps évoquée, la dissidence ne devrait pas venir du cœur même du Printemps marseillais - coalition de gauche regroupant socialistes, écologistes, insoumis, communistes. Mardi, ses élus ont assuré dans un communiqué soutenir "unanimement" la volonté de Michèle Rubirola "de voir Benoît Payan dès demain continuer de porter notre projet et notre collectif à la tête de la mairie"

Toutefois, croit savoir le site d'information marseillais Made in Marseille "le groupe écologiste, qui avait rallié Michèle Rubirola dans l’entre-deux-tours, semble plus partagé. S’il devrait soutenir Benoît Payan au poste de maire, la question de la création d’un groupe indépendant dans l’hémicycle municipal est sur la table".

LaREM et RN veulent rejouer l'élection

Dans l'opposition, ceux qui crient à un complot fomenté depuis le début pour faire régner Benoît Payan, préféreraient rejouer l'élection. La députée LaREM Claire Pitollat a dénoncé sur Twitter un "déni de démocratie", demandant comme le conseiller municipal Stéphane Ravier RN le retour aux urnes des Marseillais. Quant à la droite, sa représentante Martine Vassal a indiqué mardi que sa "famille politique" allait se réunir "pour prendre ensemble des décisions". Et peut-être présenter un candidat face à Benoît Payan ?

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