Maires agressés : Julien Sanchez (RN) juge la réponse pénale "pas adaptée"

Maires agressés : Julien Sanchez (RN) juge la réponse pénale "pas adaptée"

INTERVIEW POLITIQUE - Invité politique mardi 11 août, Julien Sanchez, porte-parole du RN, est notamment revenu sur les agressions récentes dont ont été victimes des édiles, confiant que "la réponse pénale" donnait "l'impression d'être chez les bisounours".

Invité politique mardi 11 août, Julien Sanchez, porte-parole du RN et maire RN de Beaucaire, est revenu ce mardi, parmi les sujets passés en revue, sur les récentes agressions dont ont été victimes plusieurs maires, en Gironde, en Isère et, vendredi dernier, dans le Pas-de-Calais : "Un maire a été agressé, que prend son agresseur ? Un rappel à la loi", exagère-t-il (plusieurs auteurs d'agressions contre des élus de proximité ont en effet condamnés à des peines de prison, ferme ou avec sursis

"Ces actes ne doivent pas rester impunis car derrière un maire, c’est la République qui est agressée", avait martelé le ministre de l'Intérieur en réaction à ces attaques. Pas suffisant toutefois pour le maire RN de Beaucaire : "Quel est le message donné ? En gros, on peut frapper, insulter, faire ce qu'on veut, on a un rappel à la loi. C'est ça qui ne va pas. la réponse pénale aujourd'hui en France n'est pas adaptée, on a l'impression qu'on est chez les bisounours", défendant par ailleurs la police "qui fait son travail". 

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"Une communication zéro du gouvernement" selon l'édile RN

De manière générale, pour l'édile RN, le gouvernement Castex n'est pas à la hauteur des enjeux actuels, notamment sur la question de la rentrée scolaire : "Il y a une communication zéro du gouvernement (...) Nous n'avons strictement rien reçu concernant la rentrée qui se fera dans 3 semaines", assure-t-il. 

Il en va de même sur la question des masques, notamment son port à l'extérieur : "Le message n'est pas clair, c'est illisible, se lamente-t-il. Cela ne me choque pas que cette décision vienne du Préfet mais ça me choque davantage que cela vienne des maires parce que la santé publique est une prérogative d'État (...) S'il y a un danger en matière de santé publique, alors on doit imposer le masque partout. S'il n'y a pas de danger, on ne l'impose nulle part." 

Le gouvernement actuel n'est pas le seul à subir les foudres du maire RN. 2022 approchant, Julien Sanchez ne s'est pas montré plus tendre à l'égard de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, qui, dans une interview publiée ce lundi sur Corse-Matin, expliquait préparer "sa candidature au scrutin" : "Bon courage à lui, tance le porte-parole RN. Il a un déficit de notoriété important (...) Je ne crois pas que les Français soient très attachés à sa personne" assure-t-il, prêchant pour sa paroisse. 

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