POLITIQUE - Dans la foulée d'une intervention critique de Stéphane Le Foll à destination de l'association L214 ce vendredi matin, le ministère de l'Agriculture a annoncé la suspension de trois abattoirs

Le ministère de l'Agriculture a fait savoir ce vendredi qu'il avait décidé de mettre à l'arrêt trois abattoirs n'ayant pas obtenu l'agrément nécessaire à la continuation de leur activité. Par ailleurs, huit autres abattoirs ont reçu des "procès-verbaux", la faute à des "défauts de fonctionnement pouvant avoir des conséquences sur les animaux".

Des inspections menées... au printemps

Enfin, 107 rappels à la réglementation ont été distribués à différents établissements, quand 87 exploitants "ont été mis en demeure d'apporter des corrections à leur système". Une annonce pour montrer l'action du gouvernement contre les souffrances animales, alors que l'association L214 a publié de nouvelles vidéos de pratiques insoutenables dans deux abattoirs ? Le ministère explique en tout cas que les inspections qui ont mené à ces sanctions ont été conduites entre le 30 mars et le 30 avril.

Une annonce qui ne prouve pas toutefois que tout ce que fait l'association L214 reçoit l'agrément du ministère. Preuve en est avec un passage de l'interview de son patron, Stéphane Le Foll, ce vendredi sur RTL.

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"Je n'accepte pas d'être mis sous pression"

Le ministre de l’Agriculture, qui n'a eu de cesse d'annoncer la mise en place de contrôles drastiques des abattoirs, estime que l’association exerce une propagande anti-viande avec des images non datées. "Ils ne veulent plus d'élevage, ils ne veulent plus qu'on mange de viande", a-t-il dénoncé, ajoutant que certains éléments permettaient de confirmer que la vidéo n’avait pas été tournée "après les contrôles effectués" dans les abattoirs. Des déclarations qui interviennent deux semaines après la création d'un site vegan par l’association L214 . "Goûtez à un monde meilleur", prône le site.

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Taxé de "ministre de la Souffrance" par Brigitte Bardot, ce dernier s’est justifié d’avoir fait en sorte que les maltraitances animales dans les abattoirs soient considérés comme un délit pour le salarié et le responsable, avant d’évoquer les mesures mises en place en 2014, bien avant la publication des images de L214. 

"Moi, la souffrance des agriculteurs, les crises que je rencontre, le bien-être animal, tout ça, ça fait partie de ma responsabilité… Je n'accepte pas d'être mis sous pression", a-t-il déclaré. Conscient de la brutalité de ces images, le ministre de l’Agriculture a estimé qu’il était important de "faire en sorte qu'il n'y ait plus ce qu'on a pu voir".

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