Manuel Valls annonce qu’il sera "candidat de la majorité présidentielle"... mais n'a pas encore l'investiture de La République En Marche

Politique
SURPRISE - Manuel Valls a annoncé ce mardi matin qu'il comptait se présenter aux élections législatives sous la bannière de la majorité présidentielle, La République En Marche.

L’ancien Premier ministre a fait une annonce surprise ce mardi matin. Sur les ondes de RTL, il a indiqué qu’il se présenterait aux législatives de juin sous la bannière de La République en Marche, le mouvement d’Emmanuel Macron. "Je serai candidat de la majorité présidentielle", assure-t-il. Un retournement qui n'a pas manqué de faire réagir la toile...

S’il était connu que Manuel Valls se portait candidat dans la première circonscription de l’Essonne, nul ne savait qu’il abandonnerait l’étiquette du Parti socialiste pour celle de La République En Marche. Benjamin Griveaux, porte-parole d’En Marche, a d’ailleurs appris cette information ce matin même. "Il n’a pas été investi par la commission d’investiture ou alors sa candidature m’a échappé" s’étonne-t-il sur Europe 1, rappelant que "la procédure est la même pour tout le monde, ancien Premier ministre compris". Manuel Valls devra donc déposer sa candidature. Et rapidement ! "Il lui reste 24 heures", prévient le porte-parole.

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Benjamin Griveaux : Manuel Valls "n'a pas été investi (...) ou sa candidature m'a échappé"

Difficile cependant d'être dans les temps, selon Jean-Paul Delevoye, président de la commission nationale d'investiture d'En Marche! D'autant plus qu'une candidate EM est déjà prévue dans la circonscription convoitée par Manuel Valls. 

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Jean-Paul Delevoye à propos de Manuel Valls : "Nous allons vérifier s’il s’est inscrit à En Marche, s’il a déposé sa candidature ou non"

Le Parti socialiste est mort et derrière nousManuel Valls

Manuel Valls quittera-t-il pour autant le Parti socialiste ? Emmanuel Macron a assuré la semaine dernière que ses candidats investis sous l’étiquette de la majorité présidentielle pouvait rester dans leur parti d’origine. "Je ne demande à personne de déchirer sa carte, parce qu'à titre personnel, les gens peuvent toujours garder des engagements", détaillait-il alors. 


Mais l’ancien Premier ministre ne semble pas très enclin aux états d’âme. "Je suis attaché au Parti socialiste, à son histoire, à ses valeurs", a-t-il avancé "mais le Parti socialiste est mort et derrière nous". Et d’enfoncer le clou : "Le parti doit se dépasser et il devrait être beaucoup plus clair que cela." Il semblerait qu'il ait été entendu. D'après les premières investitures du PS, aucun socialiste ne s'opposera à lui dans la première circonscription de l'Essonne. 

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