Sur l'île de Groix, Valls étrille Macron, le "phénomène de mode"

Sur l'île de Groix, Valls étrille Macron, le "phénomène de mode"

CHIEN ET CHAT - En visite sur l'île de Groix samedi 1er octobre, Manuel Valls s'en est pris à demi-mots à Emmanuel Macron. Une nouvelle pique pour celui qui apprécie mal que son ancien ministre prenne ainsi la lumière.

"Déserteur", "pas collectif" et, désormais, "phénomène de mode". C'est la troisième fois que Manuel Valls s'en prend à Emmanuel Macron - parfois sans le nommer - depuis que ce dernier a quitté le gouvernement, le 30 août. La première fois, c'était le jour de l'annonce du départ de son ministre de l'Economie. La deuxième, lors de la rentrée des parlementaires socialistes, le 13 septembre. La troisième pique fut bretonne, ce 1 octobre, au cours d'un bref voyage sur l'île de Groix.

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    "Malgré la tempête, je maintiens le cap" ; "Le pied marin, je l'ai" ; "Cela fait longtemps que j'ai pris le large". Manuel Valls ne s'est pas montré avare pour donner une couleur très maritime à ses propos. Un peu, d'ailleurs, comme... Emmanuel Macron quand ce dernier avait quitté le gouvernement. Feu le ministre de l'Economie avait ainsi disserté sur son devoir de "prendre la mer" et cité Marcel Pagnol pour expliquer combien sa présence au gouvernement l'avait brimé : "Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau, achetez une île !"

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      Mais Emmanuel Macron n'est pas en reste. Après avoir souvent regretté à haute voix les brimades que ses prises de position lui valaient lorsqu'il était au gouvernement, il a critiqué, ce vendredi dans Marianne, alors qu'il discutait laïcité, la façon dont "le débat politique [est] allé sur des sujets de crispation qui, comme toujours, sont des prurits." Et cette fois, difficile de ne pas se rappeler comment Manuel Valls s'était personnellement engagé sur la polémique du burkini.

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