Manuel Valls et ses alliés vont-ils réussir à former un 8e groupe parlementaire à l'Assemblée nationale ?

DirectLCI
TRACTATIONS - Alors que les groupes parlementaires doivent s'inscrire ce mardi dans les registres de l'Assemblée nationale, l'ex-Premier ministre cherche toujours à constituer un groupe autour des personnalités de la gauche souhaitant soutenir le gouvernement.

Oublié par la République en marche, écarté par le Parti socialiste, Manuel Valls sera-t-il obligé de rejoindre le groupe des députés non-inscrits, aux côtés d'une certaine Marine Le Pen ? Ou va-t-il pouvoir s'appuyer sur un groupe de parlementaires issus de la gauche, amenés à vouloir s'associer avec la majorité présidentielle ? Le suspense prendra fin ce mardi 27 juin, jour des grands débuts de la XVe législature. Mais pour l'instant, selon nos informations, l'affaire n'est pas totalement faite. 

13 députés certains, 7 potentiels

En effet, il apparaît que ce qui serait le 8e groupe de l'Assemblée nationale (s'ajoutant aux marcheurs, au Modem, aux Républicains, aux Républicains constructifs alliés à l'UDI et aux indépendants, au Parti socialiste, à la France insoumise et aux communistes) n'est pas encore certain de pouvoir s'inscrire mardi 27 juin à l'Assemblée nationale. "A ce stade, nous avons 13 membres, et sommes en discussion avec 7 autres", a indiqué à LCI un des députés désireux d'en faire partie, après une réunion dans l'après-midi du 26 juin. Sachant qu'un groupe parlementaire doit compter 15 membres minimum.


Une nouvelle réunion doit avoir lieu pour poursuivre les négociations autour du projet, à 8h30, ce mardi. Il semblerait que ces dernières portent sur leur projet politique commun, non pas avec la République en marche, mais entre membres du groupe. Pour le moment, cette entité pourrait compter au moins sur Olivier Falorni (le député qui avait fait tomber Ségolène Royal à La Rochelle en 2012), Manuel Valls, donc, Sylvia Pinel et François-Michel Lambert, député écologiste élu avec... l'étiquette la République en marche.

Un 4e groupe pro-gouvernement à l'Assemblée ?

"On essaye de faire en quarante-huit heures ce qu'a fait Macron en un an", estime la même source pour expliquer les lenteurs du processus. "On doit abattre les murs qui sont dressés depuis longtemps entre ceux qui finalement auraient travaillé ensemble dans une vision de progrès." Est-ce à dire qu'entre "progressistes" de gauche, les murs sont aussi élevés qu'entre anciens ténors de la droite et de la gauche qui ont rejoint le Président ?


L'apparition de ce groupe, qui devrait vraisemblablement voter la confiance au gouvernement, n'ajouterait en tout cas pas à la simplicité de la lecture politique de l'Assemblée nationale. Il s'agirait en effet d'une quatrième formation susceptible de s'aligner avec la majorité présidentielle, avec les "constructifs" des Républicains emmenés par Solère et Lagarde, le MoDem de Sarnez et, bien évidemment, la République en marche de Ferrand... sans oublier quelques élus socialistes qui ont annoncé qu'ils voteraient la confiance au gouvernement.

Suivez l'actualité politique sur notre page spéciale

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter