Manuel Valls sur TF1 : ce qu'il faut retenir de son intervention

Manuel Valls sur TF1 : ce qu'il faut retenir de son intervention

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INTERVENTION - Manuel Valls a passé en revue l'actualité, dimanche lors du journal télévisé de TF1. A cette occasion, le Premier ministre a notamment assuré la promotion des élections européennes et annoncé la baisse de l'impôt, promettant notamment d'exonérer 650.000 foyers à faibles revenus.

Invité dimanche de Claire Chazal lors du journal de 20 heures de TF1, Manuel Valls a procédé à un tour d'horizon des dossiers qui font l'actualité, alors même que sa cote de popularité a chuté de 4 points dans le dernier baromètre metronews-CLAI-LCI réalisé par OpinionWay.

UNE PROMESSE : FAIRE SORTIR DE L'IMPÔT 650.000 MÉNAGES
Pour retrouver une popularité qui s'effrite, le Premier ministre a décidé d'employer les grands moyens. Son annonce : faire sortir de l'impôt sur le revenu quelque 650.000 ménages, dès cette année. "Nous sommes en train de travailler avec les parlementaires" dans le cadre du collectif budgétaire qui sera voté en juin "pour permettre la baisse de l'impôt pour les ménages à faible revenu", a déclaré le Premier ministre. Ces dernières années, "il y a à peu près 650.000 ménages qui sont rentrés dans l'impôt et qui doivent en sortir", a-t-il insisté, en précisant que le gouvernement et sa majorité travaillaient sur une mesure concernant les personnes gagnant autour de "1,2" à "1,3 fois le Smic".

"Nous souhaitons baisser déjà les impôts" à l'automne 2014 "mais pour le budget 2015, nous devons travailler aussi avec les parlementaires sur une baisse significative de l'impôt et notamment de l'impôt sur le revenu", a poursuivi le Premier ministre. "Nous devons faire baisser cette pression fiscale. C'est l'engagement que je prends devant vous", a-t-il également annoncé. "Entre 2010 et 2012, la droite a augmenté les impôts de 30 milliards. Et entre 2012 et 2014, la gauche les a augmentés aussi de 30 milliards. Ça suffit, c'est trop. Trop d'impôt, selon la vieille formule, tue l'impôt et tue surtout la compétitivité de notre pays", a ajouté le Premier ministre.

LA BAISSE DU PRIX DU GAZ CONFIRMÉE
"Grâce à des mécanismes mis en place par le gouvernement depuis 2012, il y a une baisse déjà de 3,8% depuis un an du prix du gaz. Cette baisse va se poursuivre au mois de mai et au mois de juin, autour de 1%", a déclaré Manuel Valls, confirmant ainsi la baisse des tarifs réglementées du gaz au 1er juin. "Mais dans ces mécanismes il y a aussi des corrections, et ça peut repartir à la hausse", a toutefois concédé le Premier ministre.

ÉLECTIONS EUROPÉENNES
Son entourage avait annoncé la couleur. Le Premier ministre voulait profiter de ce passage télévisé pour "expliquer, dans la continuité de l'intervention du président François Hollande dans le journal Le Monde, les enjeux du scrutin européen". Manuel Valls s'est donc livré à un plaidoyer en faveur d'élections programmées les 24 et 25 mai prochains. "C'est un scrutin décisif qui est majeur pour l'avenir de la France et de l'Europe", a-t-il fait savoir, notamment parce que les Européens vont élire pour la première fois le président de la Commission européenne. "Il est temps que l'Europe fasse des choix en faveur de l'emploi et de la croissance et c'est ce choix que doivent faire les Français", a lancé le Premier ministre, qui a fait part de son intention de s'engager dans la campagne.

CRISE UKRAINIENNE
Manuel Valls a déclaré qu'il n'y avait pas d'autre solution que la "désescalade" dans le conflit entre l'Ukraine, qui doit "vivre son indépendance pleinement", et la Russie dont le président Vladimir Poutine doit cependant être "rappelé à ses obligations." "Quelle autre solution que le dialogue avec les Russes ? Quelle autre solution que la désescalade pour permettre la tenue du scrutin du 25 mai prochain, pour permettre aux Ukrainiens de choisir leur destin et un gouvernement légitime ? Il n'y a pas d'autre solution. L'autre solution, c'est la guerre et personne ne pourrait l'admettre", a confié le locataire de Matignon, prônant également la poursuite des "pressions, et notamment par des sanctions renouvelées si cela est nécessaire.

BUDGET DE L'ARMÉE
Alors que le député UMP de l'Aisne, Xavier Bertrand, avait accusé dimanche matin François Hollande et le gouvernement de préparer de nouvelles coupes budgétaires d'environ 2 milliards d'euros par an dans la Défense pour atteindre les 50 milliards d'euros d'économies, Manuel Valls a assuré qu'il n'existait pas de "plan caché" de réduction des crédits alloués aux armées. "Tout le monde doit participer à la réduction des déficits. Et nos armées qui se battent courageusement sur différents terrains, je pense notamment au Mali et en Centrafrique, doivent être préservées", a indiqué le Premier ministre. "Chacun doit faire un effort. Il n'y a pas de plan caché, nous sommes au contraire dans la vérité et dans la transparence parce que les Français le demandent".

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