Marche républicaine : Obama absent, Washington s'excuse de n'avoir envoyé personne

Politique

DIPLOMATIE - Une cinquantaine de représentants d'Etat étrangers ont participé au rassemblement de dimanche. Mais certains pays ont brillé par leur absence, voire leur indifférence. Barack Obama en fait partie. Lundi soir, la Maison-Blanche a annoncé regretter ne pas avoir envoyé un haut responsable marcher à Paris.

Une impressionnante liste de chefs d'Etat et de représentants étrangers. Voici ce que tout le monde a retenu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo et contre le terrorisme organisée dimanche à Paris : la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas, pour ne citer qu'eux. Il y a pourtant eu quelques absences remarquées.

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 Les Etats-Unis

"Il est où, Obama ?" a-t-on entendu au rassemblement de dimanche dans la capitale. Comme si la présence du président américain allait donner une ampleur encore plus grande à l'événement, son absence a été très remarquée. Par la presse américaine aussi, qui s'interroge sur les raisons de ce "kiss-off", à l'image de  Politico . Lundi soir, face à la polémique, Washington a enfin réagi. "Nous aurions dû envoyer quelqu'un de plus haut niveau", a admis Josh Earnest, porte-parole de la Maison-Blanche.

Car les Etats-Unis n'ont pas cessé de répéter ces derniers jours que la France était leur "plus vieil allié". Et pourtant ils ont choisi de ne dépêcher à la manifestation de dimanche que leur ambassadrice à Paris, quand de nombreux autres pays étaient représentés par leur chef d'Etat ou de gouvernement. Ni le vice-président Joe Biden, ni le chef de la diplomatie John Kerry n'ont fait le déplacement. Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, présent à Paris ce jour-là, n'était pas non plus dans le cortège.

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"La relation avec la France ne tient pas à un moment ou un jour particulier", a voulu rassurer lundi John Kerry, qui avait exprimé sa solidarité en français dès mercredi. Il prévoit de se rendre en France vendredi pour évoquer ces attentats et les suites à y donner.

Le Maroc

Le ministre marocain des Affaires étrangères, pourtant présent à Paris dimanche matin, n'a pas voulu participer à la marche républicaine. Motif : certains dessins publiés dans Charlie Hebdo lui paraissaient "blasphématoires", et il ne voulait pas en croiser au moment du défilé.

Il faut dire que les relations diplomatiques entre la France et le Maroc ne sont pas au beau fixe depuis plusieurs mois. Certains observateurs y ont aussi vu une incohérence avec la position du Maroc dans la lutte contre le terrorisme, d'après RFI .

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Le pape François

Pas de papamobile dimanche à Paris, et encore moins de François. Le pape a été l'un des absents remarqués dimanche à Paris. L' agenda tenu par l'ambassade de France au Vatican précise qu'il devait prendre part à une "Fête du baptême du Seigneur" le matin à la chapelle Sixtine.

Le pape a néanmoins dédié une messe aux victimes des attaques jeudi, rapporte Radio Vatican . Ce même jour, il partageait aussi sur Twitter ses "prières pour Paris".

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Côté asiatique, notons que ni la Chine, ni le Japon, ni la Corée du Sud n'ont envoyé de représentants. Contacté pour commenter toutes ces absences, le ministère des Affaires étrangères n'a pas donné suite.

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