Marche "Stop Macron" : Jean-Michel Blanquer appelle les étudiants tentés à ne pas se "laisser abuser"

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EDUCATION - Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer était l'invité politique de 24hPujadas sur LCI. Il a enjoint les étudiants tentés de rejoindre la marche "Stop Macron" organisée autour de Jean-Luc Mélenchon à "ne pas [se] laisser abuser".

La marche "Stop Macron" organisée à Marseille le 14 avril prochain, autour de Jean-Luc Mélenchon, fait-elle peur au gouvernement ? En cette période de sévère contestation sociale, tous les appels à l'unité autour de la majorité sont en tout cas les bienvenus. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, invité de 24 heures Pujadas sur LCI ce jeudi 5 avril, ne s'en est pas privé.


"On ne va pas faire semblant de ne pas voir qu'il y a des partis politiques, des acteurs politiques, qui ont envie de créer du désordre.  Qui sont prêts à instrumentaliser tout ce qui se présente" a-t-il expliqué. A la question de savoir ce que lui, en tant que ministre, souhaite dire aux étudiant tentés de rejoindre la marche du 14 avril, voici ce que répond Jean-Michel Blanquer :   "Je dis, ne vous laissez pas abuser, soyez tous démocrates."

Des "partis politiques qui jouent la surenchère"

"Monsieur Mélenchon, comme d'autres, a perdu dans les urnes il y a moins d'un an sur un projet qu'il a présenté, c'est un autre projet qui a gagné", poursuit-il. "Ce projet a vocation à s'appliquer parce que c'est ça aussi la démocratie. Il doit s'appliquer sans entraves. Il y a un droit à manifester, il y a un droit de grève, tout ceci est bien entendu respecté, mais il n'y a pas un droit d'entrave." 


Et le ministre de l'Education nationale de réagir aux blocages de plusieurs facultés actuellement dans le pays : "Bloquer une université est déjà quelque chose qui va trop loin, parce qu'il y a une majorité d'étudiants qui veulent étudier, qui veulent passer leurs examens, qui n'ont pas vocation à se faire bloquer par une minorité active, des gens qui ne sont pas toujours des étudiants, avec des partis politiques qui jouent la surenchère." Le message est passé, reste à savoir si les étudiants de la région de Marseille écouteront. 

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