Marine Le Pen, "Madone à pédés" ? Frédéric Mitterrand s'explique

Politique
CLICHÉ – Interrogé par Canal+, l'ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a livré une analyse très personnelle sur la présence supposée de plus en plus importante d'homosexuels dans les rangs du FN.

Frédéric Mitterrand n'a pas peur des clichés. Sur le plateau du “Supplément” de Canal+ dimanche, le ministre de la Culture de Nicolas Sarkozy a livré une analyse très personnelle sur les raisons qui poussent selon lui des homosexuels à se tourner vers le FN. Un phénomène supposé mis en lumière par des ralliements récents, comme celui de l'ancien membre de l'UMP Sébastien Chenu.

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Pour celui qui ne cache pas son orientation sexuelle, Marine Le Pen est "blonde, avenante, sympa, une vraie Madone à pédés". Mais Frédéric Mitterrand avance également d'autres pistes, dont "la haine de soi". Selon lui, il y a toujours eu dans les droites extrêmes des militants qui se sont tournés "vers des gens qui les détestaient" pour se retrouver dans une "atmosphère virile, forte, de combat".

"Effondré de voir des gays rejoindre le FN"

Avec ce développement, le neveu de François Mitterrand rebondissait à une première séquence diffusée vendredi dans “Le Petit Journal”, toujours sur Canal+, qui n'était déjà pas passée inaperçue. Frédéric Mitterrand y avait estimé que la présence d'homosexuels dans les rangs du FN n'avait rien de "paradoxal", avançant que "les gays ont toujours aimé les uniformes et les grands dolichocéphales blonds". Quant à Marine Le Pen, "elle est un peu forte et puis sympa mais en même temps, de temps en temps, elle leur file une torgnole et tout ça, ils aiment bien". "C'est une maman à pédés", avait-il ajouté. Dimanche, il a toutefois tenu à préciser que les ralliements d'homos au FN ne le laissaient pas insensible : “Je suis effondré de voir des gays ou des pédés rejoindre le Front national.”

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