Marine Le Pen : "Si demain quelqu'un est mieux placé que moi pour 2022, je lui céderai la place"

Politique
AVENIR - Interrogée vendredi matin sur BFMTV et RMC, Marine Le Pen a nié être fragilisée par le départ de Florian Philippot du Front national. Elle estime notamment qu'elle reste aujourd'hui la mieux placée pour représenter le parti à la présidentielle de 2022, tout en assurant que si ce n'était plus le cas dans trois ans, elle laisserait volontiers sa place.

Son intervention était très attendue. Ce vendredi matin sur RMC et BFMTV, la présidente du Front national Marine Le Pen a assuré qu'elle n'était pas fragilisée politiquement après la démission jeudi de son bras droit et vice-président Florian Philippot. Interrogée sur le débat d'entre-deux tours face à Emmanuel Macron, elle a déclaré : "Il y a 11 millions de Français qui ont voté pour moi au second tour, après ce débat. J’accepte les critiques, je les entends."


 Toutefois, elle estime être toujours la mieux placée, aujourd'hui, pour représenter de nouveau le parti frontiste à l'élection présidentielle de 2022. "Ce n’est pas une déclaration d’orgueil de ma part : aujourd’hui c’est le cas, dans trois ans je ne sais pas. Il y aura un autre congrès avant la présidentielle et lors de ce futur congrès, les adhérents désigneront le futur président ou la présidente du parti, et donc en même temps le ou la candidat(e) à la présidentielle."

La fille de Jean-Marie Le Pen a également affirmé ne pas craindre la rivalité avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, qui a quitté le parti il y a quelques mois pour retourner travailler dans le privé, mais qui continue de bénéficier d'un fort capital sympathie chez les militants et pourrait bien faire un jour son retour au FN. "Ca ne pose pas de problème. Ce qui m’importe, c’est la défense de la France, c’est de porter nos idées. Si un jour, même demain, il y a quelqu’un de mieux placé que moi pour le faire, qui est mieux placé que moi pour rassembler les millions de Français qui sont nécessaires pour opérer le redressement de notre pays et retrouver notre liberté, alors je lui céderai la place. C’est clair."

Continuer à porter la ligne politique conduite depuis 2002

Même après sa défaite à la présidentielle et les scores décevants du Front national aux élections législatives, Marine Le Pen s'estime donc la mieux placée pour incarner le parti, dont elle ne compte pas changer la ligne politique. Après le départ de Florian Philippot, qui avait aidé à la dédiabolisation du FN et incarnait une ligne plus sociale et plus anti-européenne que la majorité des cadres du parti, elle a également assuré qu'elle allait conserver la même ligne politique. "Si les adhérents du Front national m’élisent à nouveau lors du prochain congrès à la tête du Front national (au mois de mars prochain, ndlr), et bien cette ligne que je porte depuis 2002, donc bien avant l’arrivée de Florian, continuera à être portée. (...) Lorsque Florian Philippot dit que le Front national est en train de choisir une ligne qui est en régression, c’est non seulement faux, c’est déloyal, c’est diffamatoire." 

Marine Le Pen a d'ailleurs tenu à rappeler qu'elle partageait les mêmes idées que son ex-vice-président : "Quand je dis que nous avons eu un coup de foudre intellectuel, c’est parce que nous pensons la même chose, c’est parce que nous défendons la même chose, c’est parce que quelque part nous avons la même sensibilité. Il a rejoint le Front national, il est venu me rejoindre parce que il avait lu mon livre et que dans ce livre il a reconnu les idées qui étaient les siennes. C’est pour ça que lorsqu’il dit, aujourd’hui, que son départ va entraîner un changement de ligne, je dis à tous ceux qui nous écoutent ‘C’est faux !'."

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