Marine Le Pen sur France 2 : finalement, Xavier Bertrand peut venir

Politique

MÉDIAS – Accusée d'accorder trop de visibilité à Marine Le Pen, la chaîne a annoncé cette nuit qu'elle invitait finalement ses concurrents aux élections régionales, Xavier Bertrand (Les Républicains) et Pierre de Saintignon (Parti socialiste), à débattre avec elle lors de l'émission "Des paroles et des actes" jeudi.

La pression était trop forte. Devant les critiques suscitées par l'invitation de Marine Le Pen à "Des Paroles et des Actes" sur France 2, France Télévisions a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi, à la veille de l'émission, que Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon, les adversaires Les Républicains et socialiste de la patronne du FN lors des élections régionales de décembre en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, étaient invités à venir porter la contradiction à Marine Le Pen. Ils ne participeront toutefois qu'à un débat en deuxième partie d’émission, ce qui n'est pas pour leur plaire : tous deux n'ont pour l'heure pas encore donné leur réponse. "Je le ferai en fin de matinée", a déclaré jeudi Pierre de Saintignon dans la matinale de France Inter. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll et le patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde devaient initialement tenir ce rôle de contradicteurs.

Pluie de critiques

"Mercredi dans la soirée, nous avons invité Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon à se joindre à Marine Le Pen en deuxième partie d'émission pour un débat, à égalité de parole, sur les régionales pour apaiser la polémique", a expliqué France Télévisions. Car depuis la révélation de l'invitation de celle qui est bien placée pour l'élection régionale en Nord-Pas de Calais-Picardie des 6 et 13 décembre, ses adversaires font tomber une pluie de critiques sur France 2 et interpellent le CSA.

Après Xavier Bertrand, qui s'était indigné vendredi de ne pas avoir été invité pour lui porter la contradiction, après Pierre de Saintignon, son adversaire PS qui a saisi "en urgence" le CSA le même jour "pour non-respect du temps de parole", ce sont Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis qui avaient haussé le ton jeudi. Chacun, à l'initiative du second, avait envoyé une lettre au gendarme de l'audiovisuel et à la chaîne. Le CSA avait alors appelé les télévisions qui reçoivent des personnalités politiques "fortement impliquées" dans la campagne des régionales à donner rapidement la parole à leurs concurrents.

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