Marine Le Pen sur LCI : "Je ne veux pas de statistiques ethniques" en France

Marine Le Pen sur LCI : "Je ne veux pas de statistiques ethniques" en France
Politique

POLITIQUE - Alors que la question des statistiques ethniques a été évoquée par Sibeth Ndiaye dans une tribune au Monde, Marine Le Pen, dans l'émission "En toute franchise sur LCI" ce 14 juin, a fait part de sa position sur ce débat.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a rouvert le débat ce week-end. Dans une tribune publiée samedi par Le Monde, elle suggère de rouvrir "de manière apaisée et constructive le débat autour des statistiques ethniques", et de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". Une proposition à laquelle la présidente du Rassemblement national s'est montrée fermement opposée, ce dimanche 14 juin sur LCI.

"Pour lutter contre le séparatisme, le communautarisme, on va mettre en place, à l’américaine, le calcul des gens en fonction de leur couleur ? C'est ce que propose Sibeth Ndiaye ? Ce n’est pas ma vision. Moi j’ai une vision profondément républicaine", a déclaré Marine Le Pen, invitée de l'émission "En toute franchise". "Je ne veux pas de ces statistiques ethniques, je sais très bien qu’elles servent en réalité à préparer de la discrimination positive à l’américaine", a-t-elle ajouté.

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"Je veux l'unité pour mon pays"

"Aux Etats-Unis, quand vous entrez à l’université, quand vous êtes blanc vous avez 0 point au départ", a avancé Marine Le Pen. "Quand vous êtes asiatique vous en avez  moins 130 à peu près, car on considère que vous avez plus de chances de réussir que les autres ; et quand vous êtes noirs vous en avez au départ plus 130 ou 200. C’est ça qu’on veut en France ? Moi je ne veux pas de cela en France. Cela débouche sur la division, le conflit, la violence. Je veux pas ça pour mon pays, je veux la paix pour mon pays, la sérénité pour mon pays, je veux l’unité dans mon pays."

En France, contrairement aux pays anglo-saxons, les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques sont interdites, pour traiter tous les citoyens à égalité. Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était plutôt dit "favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le 'name and shame'" (nommer et blâmer) pour les entreprises pratiquant la discrimination à l'embauche. Le ministre de la Ville Julien Denormandie a d'ailleurs annoncé ce dimanche de nouveaux "testings" dans les entreprises afin de déceler des discriminations. 

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