(Non-)retour en politique : Marion Maréchal adopte la stratégie des petits cailloux

DirectLCI
CECI N’EST PAS UN RETOUR – Jeudi soir, Marion Maréchal a participé à une conférence sur Mai 68. Une nouvelle apparition de l’ancienne députée FN, qui souhaite toutefois prendre son temps avant de replonger en politique.

Ceux qui le redoutent peuvent souffler et ceux qui en rêvent vont devoir encore patienter. Marion Maréchal n’a toujours pas l’intention de revenir sur la scène politique. Elle le dit et le répète, la question de son retour ne se pose pas. Pour l’instant… Invitée jeudi soir à une conférence intitulée Débranchons Mai 68, elle a une nouvelle fois écarté ce scénario. "A l’époque de #Balancetonporc, il est assez malvenu de vouloir absolument faire dire oui à une fille qui n’arrête pas de dire non", a-t-elle lancé en espérant, cette fois-ci, avoir été bien comprise. 


En revanche, si elle a renoncé l’an dernier à un second mandat de députée, elle n’a pas perdu une miette de ses convictions, ni de son désir de voir la droite conservatrice diriger un jour la France. Et même si elle se tient à distance de la scène politique, elle compte bien contribuer à sa manière à ce dessein. C’est dans cette optique qu’elle vient de créer l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (Issep), une école de formation politique destinée à "contribuer à une résurrection intellectuelle du conservatisme".

"Je souhaite qu’elle revienne mais quand elle sera vraiment prête"

A ses yeux, les grandes écoles françaises sont des "moules à gauffre macronistes" et il est donc nécessaire de former une élite alternative, plus en phase avec les idées et les valeurs de la droite conservatrice. Car pour espérer gagner dans les urnes, il faut d’abord s’imposer culturellement dans la société. C’est en tout cas sa conviction. "Le combat culturel (est) nécessaire au combat électoral", a-t-expliqué jeudi soir. 

Ses prochains mois, Marion Maréchal va donc surtout se consacrer à sa nouvelle école. Mais rien ne dit qu’un jour, elle n’abandonnera pas la direction de l’Issep pour replonger dans la bataille électorale. A seulement 28 ans, elle sait qu’elle dispose d’un atout maître, le temps. Ses partisans sont d’ailleurs prêts à patienter. "Par rapport aux autres partis politiques, elle tranche. Je souhaite qu’elle revienne mais quand elle sera vraiment prête", a confié jeudi soir à LCI un participant de la conférence Débranchons Mai 68


Seule obligation pour elle, réapparaître de temps à autre pour ne pas perdre son influence et continuer à incarner, dans l’électorat de droite, le renouveau.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter