Marseillaise et drapeau "bleu-blanc-rouge" dans les classes : Blanquer se défend d'être un "réac"

Politique

Le ministre de l'Education nationale, dont la loi est largement critiquée par le corps enseignant, s'est défendu dans les colonnes du Parisien, dans une interview à paraître dimanche 24 février.

Lui, un réac ? "Pas du tout !" Alors que sa loi sur l'école a été adoptée en première lecture, mardi 19 février, Jean-Michel Blanquer a essuyé quelques critiques. De l'opposition, de droite comme de gauche, mais aussi de l'ensemble des syndicats de l'Education nationale, qui se sont élevés ensemblecontre la loi. Les sujets de fond ne manquaient pas. Ainsi de l'abaissement de l'âge obligatoire de scolarisation de 6 à 3 ans, perçu comme un cadeau fait aux écoles privées, aides des municipalités à l'appui, ou une mesure liberticide, l'Etat s'engageant à veiller à la scolarisation des élèves concernés. Ou de la création des établissements publics des savoirs fondamentaux, pensée pour les secteurs ruraux où écoles et collèges se regrouperaient, mais que l'insoumise Sabine Rubin décrivait auprès de Mediapart comme un moyen "de faire des économies et de fermer des classes".

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"Cartes postales réactionnaires"

C'est pourtant une disposition hautement cosmétique qui a capté la lumière de ce projet de loi : d'une part, la présence obligatoire des drapeaux français et européen ; d'autre part, l'affichage des paroles de La Marseillaise en salle de classe. Se défendant d'être "réac", Jean-Michel Blanquer a assuré dans les pages du Parisien, dans une interview à paraître ce dimanche, se situer "dans la lignée républicaine", faisant valoir que "parler du drapeau [...], c’est progressiste. [...] Pas besoin d'être de gauche ou de droite pour penser cela". 

Dans sa majorité, certaines voix ont pourtant tonné contre les "cartes postales réactionnaires" du ministre de l'Education nationale, dont le nom avait été soufflé au président de la République par son épouse Brigitte Macron, ancienne professeure des écoles. Jean-Michel Blanquer a en effet joué avec les nerfs de sa majorité, rappelait Le Monde, allant jusqu'à soutenir un amendement d'Eric Ciotti visant à interdire le port du  voile aux accompagnatrices scolaires. Il avait également, un peu plus tôt dans l'année, soulevée la possibilité de supprimer le versement d'allocations familiales aux parents d'élèves violents. 

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