Le PCF demande à l'un de ses élus parisiens accusé de viol de se mettre en retrait

L'Hôtel de Ville de Paris

VIOLENCES SEXUELLES - Le Parti communiste a annoncé jeudi 21 janvier avoir demandé à l'élu parisien Maxime Cochard de se mettre en retrait après des accusations de viol et d'agression sexuelle le visant. La maire du 14e lui demande également de se retirer du Conseil d'arrondissement.

"Après plus de deux ans sans savoir mettre les mots sur ce qui m'est arrivé, je me rends compte que j'ai été violé par Maxime Cochard, conseiller de Paris." Jeudi 21 janvier sur Twitter, un jeune homme accuse de viol le conseiller communiste du 14e arrondissement Maxime Cochard, ainsi que son conjoint. Quelques heures plus tard, le PCF leur a demandé de se mettre en retrait.

"Au regard de nos engagements", "nous (leur) avons demandé de se mettre en retrait de toutes leurs responsabilités du PCF Paris", et à Maxime Cochard de se mettre en retrait du Conseil de Paris, indique le parti dans un communiqué, soulignant toutefois qu'ils "bénéficient tous deux de la présomption d’innocence"

La maire du 14e arrondissement Carine Petit, où est élu Maxime Cochard, lui a elle aussi demandé de se mettre en retrait. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 22 janvier, elle écrit : "Le Parti communiste français a demandé à Maxime Cochard de se mettre en retrait du Conseil de Paris. Nous approuvons cette position et nous demandons à Maxime Cochard de se mettre en retrait du Conseil d'arrondissement". Elle ajoute également que "pour permettre la réalisation des projets de l'équipe municipale du 14e, la délégation 'Egalité femmes hommes et lutte contre les discriminations' est retirée à Maxime Cochard".

Cochard dénonce "une accusation totalement fausse"

Très vite après la publication des accusations le visant, Maxime Cochard a dénoncé "une accusation totalement fausse". "Compte tenu de la gravité de tels propos et de leur caractère calomnieux, j'ai donné instruction à mon avocat d'engager immédiatement une action judiciaire en diffamation", ajoutait-il. Son avocate Fanny Colin a confirmé à l'AFP que les faits de viol étaient "formellement contestés" par son client et qu'une démarche pour diffamation avait été engagée. 

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Dans son témoignage, l'internaute "Prunille" écrit : "Je considère qu'ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, du fait qu'en raison de problèmes familiaux je n'avais pas vraiment d'endroit où dormir, de leurs responsabilités au sein du PCF pour avoir des relations sexuelles non consenties avec moi". Ses tweets ont permis une nouvelle libération de la parole, relayée massivement sous le hashtag #Metoogay ce vendredi. 

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