Meeting FN perturbé à Ajaccio : Marine Le Pen accuse le préfet, un manifestant interpellé

Politique

VIOLENCES - Marine Le Pen, venue séduire l'électorat corse à Ajaccio samedi, a rendu "responsable" le préfet de Corse des troubles survenus dans son meeting, provoqués par des militants nationalistes qui s'étaient infiltrés à l'insu du service d'ordre FN. L'un d'entre eux a été interpellé.

Des incidents ont éclaté juste avant un meeting de Marine Le Pen samedi à Ajaccio. Après des échanges de coups, le cri d'un jeune "a Francia fora" ("la France dehors", en langue corse) et du gaz lacrymogène répandu, la salle a été évacuée. Le discours a été déplacé dans un grand hall du Palais des congrès. 

Mais de nouveaux heurts ont éclaté après le meeting, avec des échanges de coups entre manifestants et militants frontistes mais aussi avec les forces de l'ordre, conduisant notamment à l'interpellation d'une jeune manifestant.

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Le préfet est responsable de cette situation- Marine Le Pen

"Le préfet est responsable de cette situation", a accusé Marine Le Pen, car il aurait "escorté ces militants violents jusqu'à la porte de mon meeting où ils se sont introduits et ont frappé des gens". Dans un message sur son compte Twitter, David Rachline, le responsable de la campagne de Marine Le Pen, a accusé le préfet de Corse-du-Sud d'avoir "laissé les milices d'extrême-gauche avancer à quelques mètres de l'entrée du meeting"

"Aucun dysfonctionnement n'a été constaté dans la mise en oeuvre du dispositif policier" à l'extérieur tandis que le FN avait la charge de la sécurité à l'intérieur du bâtiment, a souligné le préfet, dissociant les deux groupes. Pour le préfet, ces militants "ont pénétré dans l'enceinte du Palais des Congrès de manière individuelle et perlée, en se mêlant aux participants et sans être détectés par le filtrage de l'organisateur."

Le groupe Ghjuventu Indipendentista à l'origine de l'action

Le groupe corse Ghjuventu Indipendentista a revendiqué l'action à l'intérieur de la salle, "ne pouvant accepter" ce "discours marqué du sceau de la haine et de l'anticorsisme primaire". Les deux dirigeants nationalistes de l'île, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni et celui du conseil exécutif Gilles Simeoni, ont apporté leur soutien aux militants.

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