Mélenchon : "70 % des revendications des Gilets jaunes étaient dans mon programme"

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La colère des Gilets jaunes

POLITIQUE - Invité du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation des Gilets jaunes, Jean-Luc Mélenchon a estimé que ce mouvement lui donnait "entièrement raison".

Jean-Luc Mélenchon et les Gilets jaunes, même combat ? Le leader de la France insoumise a déclaré dimanche sur LCI que son but n'était "pas de récupérer (le mouvement des Gilets jaunes) mais d'être récupéré". Car pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, les convergences sont évidentes : "Si on regarde les revendications des Gilets jaunes, on s'aperçoit que 70% d'entre elles étaient dans mon programme (...) C'est un mouvement qui me donne entièrement raison", a estimé Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du grand jury RTL/Le Figaro/LCI. Et d'ajouter que le mouvement lui donne "entièrement raison".

Que les manifestants "demandent un référendum d'initiative citoyenne" ou "un impôt sur la fortune, c'est exactement ce qu'il y a dans mon programme", a insisté le leader des Insoumis, exprimant au passage ses sérieux "doutes" sur de récents sondages indiquant que Marine Le Pen, la cheffe du Rassemblement national, profite davantage du mouvement que lui.

"Révolution citoyenne"

Pour Jean-Luc Mélenchont, le mouvement des Gilets jaunes  "est un processus de révolution citoyenne", "une révolte des peuples contre un ordre injuste", qui ne "peut pas recevoir de consignes" car "par définition les révolutions n'appartiennent à personne".

Et pourquoi la mobilisation s'est elle effritée samedi ?"Monter quatre semaines de suite à Paris, ça coûte des sous", argumente Mélenchon. Autres causes : le"froid de canard" et les "événements de Strasbourg", théâtre d'un attentat mardi... "le contexte a pesé sur la forme de la mobilisation, mais pas sur le fond".

Se refusant à tout pronostic sur la suite du mouvement, il a confirmé qu'il continuait, lui, à demander la dissolution de l'Assemblée nationale. "Des milliers de gens crient 'Macron démission' et ne reconnaissent pas la légitimité du président", a-t-il également estimé.

"Sous l'ancien régime"

Selon le leader des Insoumis, "tout ce que le président de la République a annoncé l'autre (lundi) soir marche à clopin-clopant et ne fonctionne pas", citant les 100 euros de la hausse du Smic, la CSG pour certains retraités ou la prime défiscalisée exceptionnelle versée par les entreprises volontaires à leurs salariés.

"On se croirait sous l'ancien régime, a-t-il fustigé. Le roi à tout bout de champ convoquait les nobles et les curés pour leur dire: écoutez, faites quelque chose, on va mourir. Et les autres disaient 'oui, oui, bon on verra' et ils donnaient une petite pincée et ça s'est très mal fini. Là c'est pareil."

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