Mélenchon répond aux critiques de Hollande, "un fantôme qui erre dans un palais détruit"

FANTOMAS - Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1-CNews, Jean-Luc Mélenchon a répondu à François Hollande, qui l'accusait de n'offrir "aucune initiative" à la politique du gouvernement. A l'ancien président au "caractère tordu", le leader LFI préfère encore Emmanuel Macron, "qui est d'une pièce".

Jean-Luc Mélenchon continue de régler ses comptes avec l'ancienne "gauche de gouvernement". Après les critiques offensives de François Hollande, qui accuse le leader de La France insoumise de "ne faire aucune proposition" et de n'offrir "aucune initiative" au projet du gouvernement actuel, l'intéressé a répondu à l'ancien chef de l'Etat, dimanche lors du Grand Rendez-Vous sur Europe 1 et CNews. 


Pour le député des Bouches-du-Rhône, François Hollande n'est plus "qu'un fantôme qui secoue ses chaînes, errant dans le palais détruit par ses oeuvres". "Ce type était tellement muré dans son palais avec ses favoris qu'il n'a pas vu le programme de l'Avenir en commun" [le mouvement qui a porté sa campagne présidentielle, NDLR]. Il récite ses vieilles récitations de la guerre du feu alors qu'on est passé à autre chose. On est au XXIe sècle, et il n'y a pas de place pour François Hollande."

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Jean-Luc Mélenchon : François Hollande, "un fantôme qui erre dans un palais détruit"

"Tordu"

Questionné sur sa préférence entre Emmanuel Macron et son prédécesseur, Jean-Luc Mélenchon explique : "Le président que j'aurais préféré, c'est moi [...] Mais il y a un confort avec les gens qui sont d'une pièce. M. Macron, il est d'une pièce. M. Hollande, non. Il disait oui à tout le monde... Il se moquait de vous, il essayait de vous mettre en difficulté."


Et de rappeler que c'est François Hollande "qui a amené Emmanuel Macron au pouvoir". "Qui a eu le courage de l'affronter dans une élection ? Pas lui... Et maintenant il souhaite qu'il réussisse, alors de quoi il se plaint ? Vous voyez le caractère tordu du personnage." 


Dans son entretien à RTL le 14 décembre, François Hollande avait jugé que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon "qui consiste à vouloir s'opposer par la rue a été finalement une bénédiction pour le gouvernement et le président". Il concluait "qu'avec un opposant comme celui-là, les pouvoirs ont de beaux jours devant eux".

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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