Même s’il se dit déçu par Le Pen, Dupont-Aignan refuse d’insulter l’avenir

Même s’il se dit déçu par Le Pen, Dupont-Aignan refuse d’insulter l’avenir

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DROITE(S) - Dans un entretien au Parisien, Nicolas Dupont-Aignan tire ce samedi le bilan de son alliance éclair avec Marine Le Pen lors du second tour de la présidentielle. En tout défendant la singularité de sa ligne politique, il plaide pour un rapprochement des droites.

Quatre mois après avoir décidé de s’allier à Marine Le Pen lors du second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan ne regrette rien. Dans un entretien au Parisien ce samedi, le député de Yerres assure que cette brève alliance lui a même permis d’enregistrer de nouvelles adhésions au sein de son mouvement, Debout la France (DLF).  


Néanmoins, il tient à présent à garder ses distances avec le FN et sa dirigeante. "C’était une alliance où je faisais évoluer son projet sur des points fondamentaux comme l’euro. J’ai fait un choix que j’assume, mais DLF comme moi-même demeurons des gaullistes indépendants", dit-il au Parisien. Il ne cache pas avoir été déçu le soir du débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. "Mais quand je prends un engagement, je ne poignarde jamais dans le dos. C’est l’avenir qui compte", indique Nicolas Dupont-Aignan.

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"Si tout le monde repart séparé, la droite perdra toutes les élections"Nicolas Dupon-Aignan

En clair, le leader de DLF observe avec attention les débats internes qui occupent le Front national avant d’envisager concrètement un nouveau rapprochement, même s'il se montre ouvert sur le principe. "Il ne faut pas repartir chacun dans sa roue, le couloir LR Wauquiez, le couloir DLF Dupont-Aignan, le couloir FN Le Pen. [...] Si tout le monde repart séparé, la droite perdra toutes les élections", prévient-il.


D’autant que le contexte est, selon lui, propice à un rapprochement historique entre les courants de la droite. "Il y a une immense aspiration à l’union pour en finir avec le piège de Mitterrand qui consiste à diviser la droite entre un FN avec ses défauts et des Républicains soumis à Bruxelles. La moitié des dirigeants LR sont allés à la soupe avec M. Macron, donc l’autre moitié, restée intègre, est libre. Quant au FN, il y a beaucoup de débats chez eux pour évoluer", souligne Nicolas Dupont-Aignan. 


Pour favoriser cette union des droites, il va lancer dimanche une plate-forme participative pour élaborer "le programme des amoureux de la France". Le but, jouer un rôle prépondérant dans la recomposition de la droite compte-tenu de son positionnement central entre le FN et les Républicains.

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