Menacée de mort, Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, porte plainte

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JUSTICE - Visée par des menaces de mort envoyées par mail à la suite d'une altercation avec un élu FN, la présidente de la région Occitanie a décidé de porter plainte.

La région Occitanie a annoncé ce mercredi avoir porté plainte pour "outrage à une personne chargée d’une mission de service public" et "menaces de mort matérialisée par écrit, image ou objet" contre sa présidente PS, Carole Delga. L’objet de cette plainte est un mail injurieux que la présidente a reçu suite à une altercation avec un élu FN, vendredi dernier au Conseil régional.

"Socialos de merde"

Un message d'une violence inouIe, comme le rapport France 3 Midi-Pyrénées : "Vous êtes la honte de la France et un jour on massacrera tous les socialos de merde. En espérant que la famille Delga se fasse égorger prochainement dans un attentat." Elle a logiquement déposé plainte ce mardi, soit cinq jours après l'incident survenu la semaine dernière avec un élu FN. 


En pleine séance plénière, Emmanuel Crenne avait pris la parole et s’en était pris à ses collègues socialistes en disant "vos prédécesseurs, qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain". Une phrase qui avait provoqué la colère de la présidente de région qui était venu arracher le micro des mains de l’élu. 


"Cet incident est l'incident de trop", avait déclaré Mme Delga à la reprise, en l'absence des élus FN, dénonçant des "comportements inadmissibles de certains élus", "depuis un an", et une "stratégie politique pour faire le buzz", selon son service de presse. 

Le FN critique puis soutient la présidente

Dans la foulée, les élus FN avaient dénoncé une "agression", un "scandale" et une "honte", parlant notamment sur Twitter d'une "dictature socialiste". "Soutien total à notre élu. Nos adversaires montrent leur vrai visage, et il n'est pas démocratique, ni républicain !", avait par exemple tweeté Florian Philippot, vice-président du FN. 

Ce mercredi, le groupe FN-RBM au Conseil régional a condamné dans un communiqué les "menaces proférées à l'égard de Carole Delga". "L'auteur de ces menaces ignobles à l'encontre de Carole Delga doit être recherché et condamné à la peine maximale", a tweeté M. Crenne, alors que Louis Aliot, vice-président du FN, évoquait des "menaces et intimidations [...] inadmissibles, détestables, lâches et méprisables."

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