VIDÉO - Menaces américaines sur la taxe Gafa : "Ce chantage ne sert à rien" assure Bruno Le Maire sur LCI

Politique

COMMERCE - Alors que les Etats-Unis menacent de porter plainte contre la France pour la taxe Gafa qu'elle souhaite mettre en place, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a averti sur LCI que "ce chantage ne sert à rien". "Ils risquent de devoir porter plainte contre beaucoup de monde", a-t-il remarqué, en référence aux pays européens qui comptent faire de même.

Les Etats-Unis jugent "discriminatoires" les taxes que veulent imposer la France et plusieurs de ses partenaires européens aux Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple) et menacent de porter plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Des intimidations qui ne font pas peur au ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 

Voir aussi

Invité de LCI ce mercredi matin, a fait remarquer que les Etats-Unis "risquent de devoir porter plainte contre beaucoup de monde. Parce que je rappelle que l’Inde a mis cette taxe en place. Je rappelle que la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche veulent mettre cette taxe en place. La France va effectivement mettre cette taxe en place."

Et de qualifier les déclarations américaines de "menaces" qui "ne servent à rien. "Ce chantage ne sert à rien. Tout le monde sait qu’il faudra, demain, taxer les activités du numérique. Et donc j’invite nos amis Américains à venir travailler avec nous, à l’OCDE, à une juste taxation du numérique, ce sera plus efficace que les menaces."

Le Maire "regrette" qu'une loi européenne ne puisse pas voir le jour

Le ministre d'Emmanuel Macron a également regretté qu'à ce sujet tous les membres de l'Union européenne n'aient pas pu trouver d'accord. Le Danemark, la Suède, l'Irlande et la Finlande ont en effet fermé la porte à cette initiative de législation européenne pour taxer les Gafa. "Je regrette qu’une minorité puisse bloquer l’immense majorité des Etats européens qui étaient favorables à cette taxation du digital. C’est bien la preuve que les règles européennes doivent changer, que nous devons passer à la majorité qualifiée sur ces décisions, et plus l’unanimité" a déclaré Bruno Le Maire, arguant qu'une loi européenne et non plusieurs lois nationales à ce sujet "aurait rendu l’Europe plus forte et plus crédible".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter