Migrants violemment évacués à Paris : le gouvernement appelle à une solution "sans délai"

Plusieurs centaines de migrants ont installé leurs tentes place de la République lundi 23 novembre, dans l’attente de solutions d’hébergement. Coups de matraque, grenades... Les forces de l’ordre les ont violemment délogés dans la soirée, suscitant jusqu'à la réprobation du ministre de l'Intérieur.

RÉACTION - Par les voix de Marlène Schiappa et Emmanuelle Wargon, le gouvernement appelle à ce que les migrants en errance en région parisienne soient pris en charge "sans délai".

Après le choc des images, le temps des solutions ? Les ministres de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont demandé ce mardi une prise en charge "sans délai" pour les centaines de migrants délogés violemment la veille au soir de la place de la République à Paris par les forces de l'ordre. Une évacuation qui fait suite à de nombreuses autres ces dernières années dans la capitale et ses alentours, sans qu'aucune réponse pérenne n'ait jamais été apportée, malgré, déjà, de précédentes déclarations d'intention. 

"Les deux ministres mobilisent les administrations de l'État afin que des solutions de prise en charge soient trouvées sans délai pour les personnes en situation de détresse", écrivent-elles dans un communiqué commun, quelques heures après le démantèlement d'environ 500 tentes installées sur la place de la République.

240 places d'hébergement identifiées en Île-de-France

"D'ores et déjà 240 places sont identifiées par le préfet de la région Ile-de-France, en centre d'accueil et d'examen des situations administratives et dans les structures de l'hébergement d'urgence", poursuivent Marlène Schiappa et Emmanuelle Wargon, qui "souhaitent rappeler que les migrants sont des personnes qui doivent être traitées avec humanité et fraternité".

Après avoir évacué ce campement informel en arrachant les tentes à des exilés qui se trouvaient parfois encore à l'intérieur, les forces de l'ordre ont ensuite usé de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement dans les rues du centre de Paris pour disperser les groupes de migrants et de militants associatifs. 

La violence du démantèlement de ce campement, où figuraient essentiellement des hommes afghans qui réclamaient à leur tour un hébergement d'urgence après un précédent démantèlement en banlieue parisienne la semaine dernière, a suscité une vague d'indignation dans le milieu associatif et politique.

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué, lundi soir sur Twitter, des images "choquantes" et demandé un "rapport circonstancié" au préfet de police Didier Lallement.

Ce mardi, le ministre de l'Intérieur a annoncé "la police des polices" a été saisie et remettra "ses conclusions sous 48h".

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