"Mon ami Emmanuel Macron" : le président turc Erdogan en mode diplomatique avant sa visite à Paris

"Mon ami Emmanuel Macron" : le président turc Erdogan en mode diplomatique avant sa visite à Paris

INTERVIEW - Dans un entretien diffusé ce jeudi sur LCI et au 20h de TF1, le président turc Recep Tayyip Erdogan qualifie de "particulièrement importante" sa rencontre de vendredi avec Emmanuel Macron, sur fond de fortes tensions avec l'Union européenne sur la question des libertés fondamentales.

C'est sa première visite en France depuis le coup d'Etat manqué de juillet 2016. Le Président turc Recep Tayyip Erdogan sera reçu ce vendredi à l'Elysée par Emmanuel Macron. En amont de ce déjeuner, LCI et TF1 diffusent jeudi une rencontre exclusive avec l'homme fort d'Ankara, dont les relations avec l'Union européenne sont particulièrement tendues, sur fond d'accusations d'atteintes aux libertés fondamentales en Turquie. 

Dans cet entretien, le Président turc, avec lequel Emmanuel Macron doit aborder le sujet des droits de l'Homme, a souligné "l'importance toute particulière" de cette visite, préférant retenir "le très bon début" dans ses relations avec le Président français, "sur les questions régionales et bilatérales". "La première visite en Europe en 2018, je vais la faire à mon ami Emmanuel Macron", insiste-t-il. Un entretien à retrouver en intégralité ci-dessous : 

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"Premier pas"

Pour le président Erdogan, "cette rencontre est un premier pas" et suscite "beaucoup d'espoir". Le chef de l'Etat turc se félicite notamment de l'accord trouvé en novembre avec la France et l'Italie pour une coopération en matière de défense antimissile, dans le cadre du consortium Eurosam. 

Avant la rencontre de ce vendredi, l'Elysée avait indiqué qu'il serait question des droits de l'Homme en Turquie, mais aussi de plusieurs thèmes régionaux, dont le dossier syrien et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par les Etats-Unis. Ce mercredi, devant la presse, Emmanuel Macron a plaidé pour le maintien du dialogue "avec les régimes qui ne partagent pas nos valeurs", affirmant qu'il continuerait "d'évoquer avec la Turquie la situation des journalistes emprisonnés, avec le souci de défendre nos valeurs et nos intérêts". 

En France, certaines voix à gauche, dont le PCF et Jean-Luc Mélenchon, ont dénoncé l'accueil réservé au chef d'Etat turc, qui a engagé dans son pays une purge visant plusieurs dizaines de milliers de personnes de la société civile. 

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