En 2002, Laurent Pietraszewski a-t-il fait licencier une salariée d'Auchan pour une erreur de caisse de 80 centimes ?

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Politique

À LA LOUPE – Le nouveau "monsieur retraites" du gouvernement a vu son CV passé au crible. On lui reproche d'avoir fait licencier en 2002 une salariée syndiquée pour une anecdotique erreur de caisse lorsqu'il était responsable des ressources humaines au sein du groupe Auchan. Des faits avérés ?

Suite à la démission de Jean-Paul Delevoye, le député LaREM du Nord Laurent Pietraszewski a été nommé secrétaire d'État en charge des retraites. Si sa déclaration d'intérêts et d'activités a été scrutée en détails dès l'annonce de nomination, son activité passée de responsable des ressources humaines a elle aussi suscité la curiosité. 

Alors qu'il travaillait pour le groupe Auchan, il aurait en 2002 fait licencier une salariée d'un hypermarché de Béthune, dans le Pas-de-Calais. À en croire de nombreux messages d'internautes relayés en ligne, la syndicaliste visée aurait simplement été coupable d'une "erreur de caisse de 0,80€". "Ça promet", glisse un militant de la France insoumise.

Une mise à pied totalement assumée

Pour en savoir plus sur cet épisode ancien, il faut retourner deux ans en arrière. Peu après son élection de député, Laurent Pietraszewski a été nommé rapporteur de la loi Travail, de quoi susciter la curiosité du quotidien L'Humanité. Le 4 août 2017, le journal se penche sur le dialogue "made in Auchan" de l'élu LaREM, et revient sur son expérience de responsable RH au sein de l'entreprise.

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Un article revient sur l'épisode des 80 centimes, et apporte plusieurs précisions. Travaillant au sein de l'hypermarché de Béthune, la salariée visée, "syndiquée CFDT", a été mise à pied à titre conservatoire par la direction. Il lui a été reproché une "erreur de commande de 80 centimes d'euro et un pain au chocolat cramé donné à une personne". Un responsable syndical du magasin précise que sa collègue a "été convoquée au commissariat et placée en garde à vue".

Laurent Pietraszewski a prononcé, explique L'Humanité, "une mise à pied disciplinaire à l'encontre de l'employée. Une sanction sévère entraînant, de facto, une baisse de salaire et une dispense de venir travailler dans l'entreprise." Il ne s'agit donc pas d'un renvoi pur et simple, comme le laissent entendre des publications relayées sur les réseaux sociaux. Interrogé par le quotidien, l'intéressé a assumé cette décision, et estimé que son rôle "a été d'examiner des éléments objectifs". Il a indiqué au quotidien qu'à l'époque, "après avoir sollicité l'inspection du travail" il avait pris cette décision, non contestée par la salariée devant les prud'hommes.

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