Arnaud Montebourg détaille ses 100 premiers jours à l'Elysée

Politique
LUI PRÉSIDENT - Que fera Arnaud Montebourg les premiers mois de son quinquennat s'il était élu à la présidence de la France ? L'ancien ministre du Redressement productif a détaillé son programme aux "Echos".

Montebourg parle économie. Dans une interview accordée aux Echos, le candidat à la course élyséenne (pas encore déclaré à la primaire de gauche) détaille ce à quoi ressembleraient ses 100 premiers jours à la tête du pays. 


Son objectif principal ? Organiser le "redécollage économique" de la France par une "baisse des impôts, de 10 milliards d'euros sur tous les leviers" et la "relance de l'investissement à hauteur de 20 milliards d'euros". Selon l’ancien ministre du Redressement productif, en ces mesures se trouve la recette miracle pour gagner "deux points de croissance" en cinq ans, avoir "500.000 chômeurs de moins, une dette qui diminue de 10 points et un déficit budgétaire stable". Ça parait si simple.



En route pour sauver les petites entreprises

Mais Arnaud Montebourg le sait, il en faut plus pour soigner la scoliose de la France. "C'est pourquoi je propose une banque d'encouragement au risque, pour faire ce que la BPI ne fait qu'au compte-goutte : le cautionnement du crédit et la mutualisation du crédit", explique –t-il. Le moyen selon lui, de sauver les petites entreprises qui sont 60.000 à mettre la clé sous la porte chaque année. A cela, Montebourg ajoute le drainage de "10 à 20% de l'épargne de l'assurance-vie vers l'investissement des PME" et "l’investissement dans les économies d'énergie sur les bâtiments publics et privés". 


Dépenser plus pour redresser l’économie du pays, voilà les 100 premiers jours de Montebourg à l’Elysée. Nulle volonté de jeter l’argent par les fenêtres, précise-t-il, mais "il s'agit de faire exactement l'inverse de ce qui a été fait pendant les quinquennats Sarkozy et Hollande". Car s’il reconnait que la COP21 est une réussite pour le président, d’un point de vue général, il estime que son bilan est "indéfendable". Pour Montebourg, le sauveur, c'est lui. 

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