Montebourg, Hamon, Filippetti : et maintenant, que vont-ils faire ?

Politique
DirectLCI
ELECTRONS LIBRES - Tous les trois ont annoncé dès lundi qu'ils "reprenaient leur liberté" et ne feraient pas partie du nouveau gouvernement Valls. Quel avenir politique pour les désormais ex-ministres Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti ?

Arnaud Montebourg : objectif 2017 ?
"Je vais, puisque je n'ai pas de mandat et ne m'apprête pas à en solliciter d'autres, retourner travailler parmi les Français", a assuré Arnaud Montebourg en faisant ses adieux à Bercy, lundi. L'ancien ministre de l'Economie pourrait en effet retrouver sa robe d'avocat, sa profession d'origine. Mais il détient en réalité toujours un mandat. S'il ne s'est pas représenté aux dernières législatives, et qu'il avait abandonné en devenant ministre la présidence du Conseil général de Saône-et-Loire, il reste conseiller général du canton de Montret. S'il le voulait, il pourrait d'ailleurs revenir à la tête du département. "J'ai toujours dit que s'il souhaitait reprendre les rênes du conseil général, je lui rendrais le fauteuil de président sans aucune hésitation", a déclaré lundi au Journal de Saône-et-Loire celui qui l'a remplacé à ce poste, Rémi Chaintron. Mais Arnaud Montebourg, 51 ans, pourrait viser bien plus haut. "La présidentielle est la seule élection à laquelle j'envisage de me représenter un jour", affirmait-il en 2013 au New York Times. En allant au clash avec Hollande et Valls , a-t-il lancé la bataille en vue d'une éventuelle primaire à gauche pour 2017 ?

Aurélie Filippetti volera-t-elle dans les plumes du gouvernement ?
Elle aussi pourrait occuper une place de premier plan parmi les élus de gauche qui contestent la politique du gouvernement. Aurélie Filippetti reviendra dans un mois sur les bancs de l'Assemblée, en récupérant son siège de députée de la 1ère circonscription de Moselle. Lundi, elle avait expliqué préférer "la loyauté à ses idéaux" au "devoir de solidarité" gouvernementale, dans une lettre cinglante à l'exécutif . Mardi matin sur BFMTV, l'ex-écologiste de 41 ans a cependant assuré qu'elle "soutiendrai(t)"le gouvernement, "et on discutera avec l'ensemble des forces de la majorité et de la gauche des meilleurs moyens pour répondre à l'inquiétude". En attendant, on peut imaginer cette agrégée de lettres classiques prendre la plume pour raconter son expérience gouvernementale : elle a déjà publié deux romans.

Benoît Hamon encore plus proche des frondeurs ?
"Dans l'immédiat, Benoît Hamon va prendre du recul, de la hauteur, pour produire quelque chose, tracer des perspectives", a affirmé mardi l'un de ses proches, le secrétaire général de son courant "Un monde d'avance", Guillaume Balas. L'ex-ministre de l'Education, qui s'était dit dimanche "pas loin" des frondeurs critiquant la ligne du gouvernement, pourrait s'en rapprocher encore plus dans les semaines à venir. Le licencié d'histoire, âgé de 47 ans, retrouvera lui aussi dans un mois sa place à l'Assemblée, comme élu de la 11e circonscription des Yvelines. Pour Guillaume Balas, "Benoît Hamon aura une place éminente à l'Assemblée nationale mais cela ne veut pas dire forcément qu'il sera le leader des frondeurs". Pas forcément, mais l'option est ouverte.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter