Municipales à Paris : Rachida Dati souhaite "mobiliser au-delà de son étiquette"

Municipales à Paris : Rachida Dati souhaite "mobiliser au-delà de son étiquette"
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INTERVIEW - L'ancienne Garde des Sceaux, invitée ce matin de l'interview politique d'Elizabeth Martichoux sur LCI, est revenu sur sa campagne pour les élections municipales à la mairie de Paris.

Si elle est fière de "porter les couleurs et les valeurs" du parti Les Républicains, Rachida Dati n'attend pas forcément d'aide de la part des "barons de la droite" dans la campagne pour les municipales à Paris. "Ils n'ont aidé mes prédécesseurs et n'ont pas aidé la droite tout court. Cela n'a pas évolué parce qu'il y en a quelques uns qui préfèrent perdre pour garder leur poste plutôt que de gagner et devoir discuter et s'entendre sur une vision pour Paris", a-t-elle lâché lors de l'interview politique d'Elizabeth Martichoux.

"Je suis déterminée à ce qu'on gagne Paris"

"Moi je suis à droite, j'appartiens à une famille politique, mais j'aimerais rassembler les Parisiens au delà de mon étiquette", a-t-elle ensuite ajouté, concentrée sur la prochaine échéance électorale. "Je suis déterminée à ce qu'on gagne Paris, les Français et particulièrement les Parisiens ne supporte plus les accords d'appareil, les tractations de couloirs. Moi je veux mobiliser les Parisiens, convaincre ceux qui sont à droite de voter et convaincre ceux qui ne sont pas à droite que nous avons un bon projet".

Rachida Dati a finalement promis qu'une liste LR existera dans chaque arrondissement, y compris contre des candidats de droite ne se déclarant plus sous Les Républicains. "Je veux qu'on gagne avec des candidats engagés, renouvelés, et issue de la société civile".

Elle dénonce l'opportunisme de Griveaux

L'ancienne ministre a ensuite largement critiqué ses adversaires, accusant certains de stratégies douteuses, comme le débauchage. Pour autant, Rachida Dati a assuré que le départ d'une de ses adjointes à la mairie du 7ème pour le parti présidentielle donc prochainement candidate contre elle, ne lui faisait ni chaud ni froid. "C'est une personne qui m'avait été imposée, que je ne devais pas reprendre, elle m'a annoncée qu'elle partait, grand bien lui fasse", a-t-elle expliqué, sans vouloir exprimer sur le potentiel avenir en politique de cette nouvelle adversaire.

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Lancée sur ses concurrents par Elizabeth Martichoux, la candidate a entre autres dénoncé "ceux qui essayent de se repeindre pour changer de poste, en reniant leur convictions". "Je parlais de la défiance des électeurs, envers les politiques comme vis à vis des journalistes, je les comprends quand certains se font élire sous une étiquette puis changent d'étiquette pour se faire réélire", a-t-elle ajouté.

A ce propos, elle a assumé ses propos sur Benjamin Griveaux, à savoir que cela "ne la surprendrait pas qu'il se présente avec l'extrême droite en 2022" s'il continuait à être aussi "opportuniste". Rachida Dati a ainsi vertement critiqué son programme et sa stratégie, assurant qu'après avoir "incarné le PS et tapé sur la droite et notre vision de la sécurité pour Paris, il retourne sa veste" ou encore que "son bilan à Chalon-sur-Saône est désastreux et aujourd'hui il camoufle son inaction en changeant de parti selon qui a le vent en poupe". 

Après une longue diatribe sur le candidat de la majorité, Rachida Dati a asséné "ce que certains candidats proposent aujourd'hui aux Parisiens c'est une escroquerie", sans le nommer cette fois-ci. 

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