Agnès Buzyn sur LCI : "J’ai tellement de choses à dire aux Français"

Agnès Buzyn sur LCI : "J’ai tellement de choses à dire aux Français"
Politique

PARLEMENT - Le 30 juin, l'ex-ministre de la Santé sera entendue par la commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire. Une date qu'elle attend "avec impatience", souligne-t-elle ce vendredi sur LCI.

Des échéances qui s'enchaînent. Sitôt les élections municipales terminées, Agnès Buzyn devra s'expliquer sur la gestion de l'épidémie de coronavirus. Deux jours après le second tour de scrutin, qui aura lieu ce dimanche 28 juin, la candidate LaREM à la mairie de Paris et ancienne ministre de la Santé sera auditionnée par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie de Covid-19. 

"J’attends avec impatience cette commission d’enquête. J’ai tellement de choses à dire aux Français. Je n’ai pas pu les dire car je suis obligée de me réserver pour la représentation nationale", a-t-elle déclaré ce vendredi sur LCI. "Pendant toute cette période où j’ai été ministre de la Santé, ma seule et unique préoccupation a été leur santé."

"Le gouvernement a été réactif et en anticipation"

L'ancienne ministre devra notamment s'expliquer sur ses propos tenus au Monde au lendemain du premier tour des municipales, le 16 mars. Agnès Buzyn avait exprimé ses regrets quant au maintien des élections en pleine crise sanitaire, qualifiant le premier tour de "mascarade", un mot qui a choqué. "Ce qui était choquant en réalité, c’était ces tractations d’appareil le lundi qui a suivi l’élection", a estimé la candidate sur LCI. "C’est la raison pour laquelle j’étais tellement énervée au moment où cette journaliste m’a appelée. Je n’arrêtais pas de dire que l’urgence était une urgence sanitaire, qu’il fallait arrêter de faire campagne, que le deuxième tour n’aurait pas lieu. D’imaginer qu’on allait déposer des listes de second tour alors qu’on ne savait pas ce qui allait arriver aux Français était choquant."

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Au Monde, Agnès Buzyn avait également déclaré avoir mis en garde le gouvernement de la situation sanitaire qui se profilait dès janvier. En a-t-il pris compte ? "C’est vous qui dites ‘dont il n’aurait pas tenu compte’, et c’est ce que laisse penser cet article. En réalité je n’ai jamais dit qu’il n’en avait pas tenu compte. Au contraire, j’ai transmis des informations parce que je pensais que quelque chose pouvait arriver et le gouvernement a agi tous les jours. C’est ce que je vais pouvoir montrer dans cette commission d’enquête : à quel point le gouvernement a été réactif et en anticipation à partir du mois de janvier."

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