Municipales : les Rouennais placent la circulation, la propreté et la pollution en tête de leurs préoccupations

Municipales : les Rouennais placent la circulation, la propreté et la pollution en tête de leurs préoccupations

LCI VOUS ÉCOUTE - A l’approche des municipales, LCI.fr s’associe à monaviscitoyen.fr pour se mettre à l’écoute des électeurs et vous faire vivre la dernière ligne droite de cette campagne. Monaviscitoyen recense les débats, les idées, les échanges déposés volontairement et anonymement par les habitants des communes de France. Sans avoir valeur de sondage c’est le pouls du débat public dans une ville que nous pouvons ainsi vous faire remonter, identifiant les signaux faibles ou les tendances citoyennes qui émergent parfois en dehors des chemins classiques. Aujourd'hui, immersion à Rouen.

Six mois après l'incendie de l'usine Lubrizol, le sinistre marque fortement la campagne des municipales à Rouen. Dans cette agglomération désormais au cœur des enjeux environnementaux, la liste conduite par l'écologiste Jean-Michel Bérégovoy, neveu de l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, espère conquérir ce fief PS lors du scrutin de mars, le maire sortant Yvon Robert ne se représentant pas. Un sondage Ipsos pour France 3 Normandie publié le 5 mars crédite le candidat EELV de 24% des intentions de vote au premier tour, devant le candidat socialiste Nicolas Mayer-Rossignol (22%). 

De leur côté, que pensent les Rouennais de leur ville ? Quelles sont à leurs yeux les priorités du prochain mandat ? Pour y voir plus clair, LCI est partenaire de la plateforme Monaviscitoyen, qui leur donne la parole en temps réel et de façon ouverte, et dont le “Manifeste” est à consulter ici. En voici un rapide aperçu, sur la base de près de quelque 148900 contributions collectées à ce jour sur l’ensemble du territoire de cette agglomération. 

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

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La "circulation démente" en tête des priorités

Parmi les atouts de leur ville, les Rouennais placent en tête le patrimoine architectural, les loisirs, l'offre culturelle ainsi que les commerces et les restaurants. Inversement, ils citent parmi les principales faiblesses les difficultés liées à la circulation. Dans leurs nombreuses contributions, les habitants fustigent ainsi "le nouveau plan de circulation", "la circulation démente" pour les automobilistes, des embouteillages "constants" et "dignes de Paris pour entrer dans Rouen". Avec les difficultés associées : "impossibilité de se garer" dans le centre-ville, ou encore"coût du stationnement" qui porterait un coup aux commerces de proximité. 

La propreté en deuxième position

La question de la propreté arrive en deuxième position parmi les faiblesses identifiées par les contributeurs. On dénonce ainsi "une ville pas très propre", le "manque d'entretien", des poubelles "pratiquement pas triées", "les décharges sauvages un peu partout" ou encore "les crottes de chiens dans la rue, les ordures qui débordent et par conséquent les rats en plein centre-ville même le jour". Les habitants recommandent ainsi "d'améliorer le ramassage des ordures", de "veiller à vider les poubelles plus souvent" et de mettre plus de poubelles". 

L'état de la chaussée est régulièrement associé à ce sentiment de saleté. "Manque d'entretien, pavés manquants, circulation en fauteuil difficile", peut-on ainsi lire, ou encore "la voirie dans un état épouvantable", "les chaussées et trottoirs non refaits", des espaces piétons "comportant des trous, du bitume cassé"... Plus généralement, les contributeurs estiment que la rive gauche de Rouen est "délaissée", par contraste avec la rive droite, avec des conséquences ressenties sur le cadre de vie. 

"Pollution excessive"

Le thème de la pollution remonte logiquement, le plus souvent associé à la circulation automobile, mais pas seulement. "Il est incompréhensible que les sites Seveso soient si proches des zones de vie", peut-on ainsi lire, en référence directe à l'usine Lubrizol. Des habitants dénoncent encore "la pollution provenant des sites industriels situés sur la rive gauche", "la gestion de la crise Lubrizol" et "les usines trop proches des habitations". 

A ce titre, on peut trouver parmi les suggestions "la création d'un véritable éco-quartier sans entreprise polluante à proximité", la "délocalisation" de l'usine Lubrizol, "le démantèlement des sites industriels polluants" ou encore la demande de mécanismes pour "protéger les riverains" en cas de catastrophe industrielle. 

Les notes de Rouen

- Qualité de vie : 5,67/10 (contre 7/10 au niveau national)

- Services à la population : 5,44/10 (contre 5,63/10 au niveau national)

- Transports : 5,43/10 (contre 4,98/10 au niveau national)

- Commerces et emploi : 5,20/10 (contre 5,24/10 au niveau national)

- Sécurité et prévention : 4,22/10 (contre 6,02/10 au niveau national)

- Social et solidarité : 5,73/10 (contre 5,75/10 au niveau national)

- Gestion publique : 4,43/10 (contre 5,65/10 au niveau national).

- 54% des Rouennais recommanderaient leur ville à un proche, contre 58% des Parisiens, 80% des Lillois, 86% des Lyonnais, 71% des Nantais, 48% des Marseillais et globalement 73% des Français. 

- 43% des Rouennais sont satisfaits de la communication qu'ils reçoivent de la municipalité (66% au niveau national).

Rendez-vous sur www.monaviscitoyen.fr pour contribuer à votre tour.

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