Un candidat LREM face à Anne Hidalgo en 2020 ? Castaner et Griveaux soufflent le chaud et le froid

Politique
MUNICIPALES - Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé dimanche sur France 3 qu'il y aurait "vraisemblablement" un candidat LREM aux municipales à Paris en 2020 contre la socialiste Anne Hidalgo. Au même moment, lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, son collègue Christophe Castaner se montrait plus que prudent sur la question.

Partir ou non à la conquête de la capitale ? A deux ans des prochaines municipales, la question n'est visiblement pas tranchée, du moins officiellement, dans les rangs du mouvement d'Emmanuel Macron. Alors que le président de la République et la maire de Paris évitent avec précaution l'opposition frontale, les responsables LREM soufflent le chaud et le froid sur la question, quitte à ne pas délivrer exactement le même message. 


Interrogé dimanche matin sur France 3, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, que certains disaient à un moment intéressé par la mairie de Paris, a estimé qu'il y aurait "vraisemblablement" un candidat LREM en 2020 face à l'actuelle maire socialiste, à condition que le mouvement présidentiel définisse un projet "qui recueille l'assentiment" des Parisiens, ce que à quoi s'emploient les élus LREM de la capitale à travers de "nombreux ateliers". Le secrétaire d'Etat a malgré tout temporisé, assurant que l'heure n'était pas aux candidatures. "Il reste encore deux ans de mandat à Anne Hidalgo [...] C'est à la fin d'un mandat que l'on dira si cela a été bon ou non pour les Parisiens". "Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si l'on sera en capacité de porter une candidature", a conclu le ministre. 

Castaner plus flou

Au même moment, invité du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, son collègue Christophe Castaner, délégué général d'En Marche, se montrait plus évasif sur le caractère inéluctable d'une candidature à Paris. Tout en affirmant que son mouvement ambitionnait d'être "présent partout, dans toutes les élections municipales", il a indiqué qu'il ne s'agissait "pas de dégager ceux qui sont en place", et qu'il faudrait faire le bilan ville par ville. 

"Il y a des endroits où des maires ont été élus avec une étiquette PS, d'autres avec une étiquette LR. S'ils ont bien fait leur boulot, [...] s'ils veulent travailler avec nous et que leurs valeurs sont conformes aux nôtres, on n'a pas vocation à dire 'pousse toi là que je m'y mette'". Cette méthode pourrait-elle s'appliquer à Paris ? "Ça peut être le cas d'Anne Hidalgo, ça peut aussi ne pas être le cas", a éludé le secrétaire d'Etat. 


Dans l'hypothèse où aucun accord ne serait trouvé avec Anne Hidalgo en vue des municipales, les cadres LREM de la capitale se préparent bel et bien, en sous-marin, à une candidature. Un séminaire organisé le 20 janvier dernier a lancé la première étape de la possible campagne à venir. Parmi les invités figurait notamment Benjamin Griveaux.

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