Municipales à Paris : avec du retard et quelques difficultés, Cédric Villani a tiré au sort les 48 candidats qui figureront sur ses listes

Municipales à Paris : avec du retard et quelques difficultés, Cédric Villani a tiré au sort les 48 candidats qui figureront sur ses listes
Politique

PARIS - Les 48 candidats qui figureront sur les listes de Cédric Villani aux élections municipales ont été tirés au sort. Ce mardi 4 février, l'équipe du candidat à la mairie de Paris est revenue sur cette expérience de "démocratie participative", les difficultés à la mener à bien, et a commencé à dévoiler les profils de ces apprentis hommes et femmes politiques.

Cédric Villani en a fait un étendard de sa campagne. Mais le tirage au sort de 48 citoyens pour figurer sur ses listes a donné du fil à retordre à son équipe de campagne. C’est avec plusieurs semaines de retard – pour problèmes techniques, nous a-t-on dit – qu’elle les a dévoilés, ce mardi 4 février, et a fait un point sur ce processus "expérimental".

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Depuis le 4 novembre, n’importe qui pouvait candidater pour figurer sur les listes de l’ancien député de La République en marche, à condition d’être éligible (habiter Paris, être Français, avoir 18 ans), de ne pas faire partie d’un mouvement ou d’un parti politique, et de signer une charte de valeurs. Si la diversité d’âge a été respectée (20% des candidats avaient la vingtaine, 20% la trentaine, 20% la quarantaine, 20% la cinquantaine, 10% la soixantaine et 3% moins de 20 ans), la difficulté a été d’attirer des femmes. Seules 27% des candidatures étaient féminines. Alors pour respecter la parité, avant le tirage au sort final, les candidats ont été divisés en deux colonnes hommes/femmes, et chaque place ouverte a été attribuée via l’un ou l’autre des chapeaux.

Un tirage au sort intermédiaire pour faire baisser le nombre de candidats

Autre difficulté rencontrée par l’équipe de Cédric Villani : enrôler assez de candidats. Si au début l’objectif fixé de 500 candidats semblait difficile à atteindre, elle revendique d’en avoir finalement eu 575. "Dans ces 575 candidatures, un premier tirage au sort a été effectué il y a quinze jours pour diminuer la quantité des candidats et leur faire passer un entretien en présentiel au niveau des arrondissements", a expliqué l'ex-députée LaREM Paula Forteza. Le nombre de candidats est alors passé à 283, et ces derniers ont dû fournir tous les documents administratifs nécessaires (casier judiciaire, charte signée) pour valider leur candidature.

Ce lundi, ce sont donc 48 candidats qui ont été tirés au sort pour figurer sur les listes du dissident Cédric Villani, en 5e, 15e, 25e ou 35e position selon la taille des arrondissements. "Dorénavant, ils font partie de l’équipe de campagne", a assuré Paula Forteza. "Mais ils restent citoyens, ils apporteront ce qu’ils voudront. Nous ne leur imposons aucune obligation partisane. A eux de choisir comment ils veulent se positionner."

Les CSP+ surreprésentées ?

Les noms, prénoms, places sur les listes et arrondissements correspondants des 48 candidats nous ont été communiqués jeudi dernier. Mais le document ne précise ni leurs professions ni leurs âges. Impossible donc de constituer dès aujourd'hui une analyse complète et plus poussée de leurs profils. Si Paula Forteza a insisté sur la diversité des candidats en citant l'exemple d'une conductrice de la RATP, d'un architecte, d'un "développeur" ou encore d'un "directeur de centre de rétention", les personnes que nous avons pu identifier via internet (profils Linkedin, pages personnelles ou de sociétés), laissent penser que les CSP+ sont surreprésentées. 

Figurent par exemple deux employées à des postes à responsabilité chez L'Oréal, un directeur de l'innovation numérique chez Orange, des avocates, des dirigeants d'entreprises, un enseignant-chercheur, une experte à la Banque mondiale, des responsables communication ou encore des publicitaires.

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