Municipales à Paris : les candidats en campagne se tournent vers la communauté LGBT

La Gay Pride à Paris, en juin 2019.

PROPOSITIONS - Anne Hidalgo devait présenter vendredi soir ses propositions en faveur de la communauté LGBT+ de la capitale, lors d'une "soirée des fiertés" à l'initiative de la candidate socialiste. Comme elle, Agnès Buzyn (LaREM) et les principaux candidats aux municipales avancent des mesures en direction de cette communauté.

La communauté LBGT de la capitale, objet de toutes les attentions à huit jours des élections. Les principaux candidats à la mairie de Paris ont annoncé, ces derniers jours, un cocktail de mesures destinées notamment à lutter contre les discriminations et les agressions dont sont victimes la communauté LGBT de Paris. 

La maire socialiste sortante, qui revendique déjà un bilan en la matière - dont les 250000 euros de subventions annuelles versées aux associations et l'organisation des Gay Games en 2018 -, devrait détailler ses propositions vendredi soir, à l'occasion d'une "soirée des fiertés" organisée par sa plateforme Paris en commun dans le 10e arrondissement de Paris, et rythmée par des "performances artistiques" et par la présence de personnalités LGBT. 

Parmi ses propositions, Anne Hidalgo mobilise ainsi un large volet sécuritaire, dans le cadre de la création d'une police municipale de 5000 agents, qui seront "formés" à la lutte contre les discriminations. Elle veut également renforcer "les dispositifs de prise en charge" des jeunes "mis à la porte par leurs parents", et des réfugiés ayant fui leur pays en raison de leur orientation sexuelle, ou encore soutenir une application de géolocalisation des victimes d'agressions. Sur un plan plus symbolique, la maire sortante promet de créer "un lieu de mémoire et d'archives LGBT+", ainsi qu'une "Maison des cultures LGBT+ au cœur du Marais" et plus largement "créer des espaces consacrés" dans la capitale, des noms de rues ou des commémorations. 

La candidate socialiste a appuyé sa campagne en direction de la communauté LGBT avec un compte Twitter spécifique, "Fiertés en commun", qui relaye ses propositions sur les réseaux sociaux.

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Les candidats veulent renforcer "l'inclusion"

Lors d'un déplacement au centre LGBT+ du 3e arrondissement, jeudi matin, la candidate LaREM Agnès Buzyn a également égrené une série de mesures du même ordre. Elle propose, elle aussi, de former la future police municipale à "la lutte contre le harcèlement de rue et les violences à l'égard des LGBT+", "à la prise en charge des victimes", et de créer "un réseau parisien de lutte contre les discriminations constitué de points d'accueil dans chaque mairie d'arrondissement". Sur le volet sécuritaire, elle propose également "une plateforme" et "un accueil téléphonique" pour les "travailleuses du sexe et les personnes transsexuelles". 

La candidate LaREM veut aussi "faciliter l'accès à l'adoption pour les couples LGBT+" et "revoir les documents administratifs pour prendre en compte les situations des familles homoparentales". Comme Anne Hidalgo, l'ex-ministre de la Santé promet en outre de poursuivre les actions de la capitale en matière de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles au sein de la communauté. 

La candidate LR Rachida Dati mentionne la communauté LGBT dans son projet pour la sécurité des Parisiens, en  proposant de façon générale de créer une police municipale armée et de multiplier par trois le dispositif de vidéosurveillance dans la capitale. 

Dans le projet de l'écologiste David Belliard figure également la formation des agents de police chargés de recueillir les plaintes des victimes, mais aussi une proposition visant à "renforcer la verbalisation du harcèlement de rue et la répression des agressions dans l'espace public". Le candidat EELV veut aussi instituer "un réseau de bars, cafés, commerces et lieux accueillant du public pour permettre aux femmes ou personnes harcelées, suivies dans la rue de trouver un espace sûr, pour se réfugier en cas de besoin". Il propose enfin de mettre en place "des programmes de prévention des violences" dans les écoles de la ville de Paris. 

Enfin, Danielle Simonnet (LFI) propose, sur sa plateforme Décidons Paris, de renforcer l'accompagnement des victimes d'agressions, de former les agents municipaux à leur accueil dans les mairies "pour les démarches liées à l'état civil ou à la constitution de dossiers d'adoption", ou encore de créer un "collectif Archives LGBT" dont la gestion serait autonome, avec "une dotation financière à la hauteur des besoins".

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