Municipales à Paris : à peine nommée, Buzyn enterre deux mesures controversées de Griveaux

Municipales à Paris : à peine nommée, Buzyn enterre deux mesures controversées de Griveaux

PARTI PRIS - Après avoir remplacé Benjamin Griveaux au pied levé, Agnès Buzyn n'a pas l'intention de reprendre à la lettre le programme du candidat démissionnaire à la maire de Paris. La nouvelle cheffe de file de LaREM a choisi d'écarter deux mesures - contestées - portées par son prédécesseur.

"Vous aurez ma feuille de route rapidement, elle sera très claire". À peine investie candidate à la mairie de Paris par LaREM, Agnès Buzyn cherche à donner le ton de sa campagne éclair. N'ayant que quatre semaines pour convaincre, l'ancienne ministre de la Santé tente de s'approprier le programme porté jusqu'alors par Benjamin Griveaux, mis hors jeu après la diffusion de vidéos intimes. Dès ce lundi soir, plusieurs sources au sein de la majorité avaient indiqué que la nouvelle candidate allait "vouloir imposer sa marque" en mettant "dans son projet davantage de solidarité, de santé, de soins".

Végétalisation de la Gare de l'Est : "Pas sur de grands projets urbains"

Et, dans ce droit d'inventaire, la nouvelle cheffe de file de LaRem est prête à enterrer deux mesures phares, mais très controversées, de son prédécesseur : le déplacement de la gare de l'Est pour créer un "Central Park" parisien et l'apport de 100.000 euros pour permettre aux classes moyennes d'acheter un appartement dans la capitale. "Sa priorité, c'est la vie quotidienne des Parisiens, des projets très concrets", résume auprès de l'AFP l'une des têtes de liste d'arrondissement.

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"Je sais ce qu'il lui faut", affirme Agnès Buzyn en parlant de la ville de Paris

À propos du "Central Park" sur les voies de la gare de l'Est, afin d'en faire un "poumon vert", Buzyn "ne partage pas l'idée qu'un projet de cette nature puisse être réalisé", a fait savoir à franceinfo une tête de liste présente lundi au déjeuner de l'ex-ministre. "Elle n'est pas sur les grands projets urbains, elle est dans un premier temps pour apaiser Paris, le rendre plus propre et plus tranquille." La proposition faite maladroitement par Benjamin Griveaux le 26 janvier avait été moqué et critiqué sur les réseaux sociaux. "Je propose de déplacer la Gare de Lyon à Lyon, comme ça le trajet en train sera plus court", avait ironisé sur Twitter le premier adjoint à la maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui est aussi directeur de la campagne d'Anne Hidalgo.

100.000 euros d'apport pour devenir propriétaire : Buzyn n'a pas "bien compris"

Exit également les 100.000 promis aux classes moyennes pour l'acquisition d'un logement, mesure que l'ancienne ministre de la Santé n'a pas "bien compris". Le candidat Griveaux souhaitait proposer une avance aux Parisiens ayant pour objectif d'acheter un appartement. En échange de quoi, une fois le bien vendu, la ville récupérait sa mise de départ. Le patron du réseau d'agences Century 21 Laurent Vimont avait notamment mis en garde contre la hausse des prix qu'une telle mesure entraînerait. "Voilà une excellente façon de faire monter encore un peu plus les prix de l'immobilier à Paris", avait-il écrit.

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"On n'a pas de temps pour les polémiques et les mesures qui pourraient être mal comprises", a résumé un cadre de la campagne, interrogé par franceinfo. Agnès Buzyn devrait se prononcer très rapidement sur ces abandons. 

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