Municipales : à Strasbourg, le sortant PS Roland Ries bien parti pour rester

Municipales : à Strasbourg, le sortant PS Roland Ries bien parti pour rester

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SONDAGE - A Strasbourg, l'une des villes-clés des municipales, le socialiste Roland Ries tient la corde pour garder son fauteuil de maire, selon une enquête TNS Sofres. L'UMP n'a toutefois pas renoncé à ses rêves de reconquête.

"Pour moi, le situation est plus difficile qu'en 2008", a reconnu mercredi Roland Ries sur France Bleu . L'actuel sénateur-maire PS de Strasbourg, vainqueur par KO il y a six ans (il avait été élu avec 58% des suffrages) joue une partie serrée pour sa réélection. Il détient toutefois une marge d'avance plutôt confortable selon nouveau sondage TNS Sofres Sofra Groupe pour le Nouvel Observateur et RTL : l'enquête le crédite de 54% au deuxième tour, aux manettes d'une liste PS-EELV-FG, contre 46% à une liste d'union UMP-UDI-MoDem conduite par Fabienne Keller.

La candidate UMP, bien déterminée à prendre sa revanche après avoir été chassée de la mairie en 2008, réduit toutefois l'écart au premier tour : celle qui a réussi un joli coup de campagne la semaine dernière, en s'affichant lors d'un meeting au côté du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lors d'un meeting, obtiendrait 33% des voix, contre 34% à Roland Ries.

Un résultat décevant pour l'UDI

L'UMP n'a pas pour autant abandonné ses rêves de reconquête. Sur la carte de l'état-major du parti, Strasbourg, îlot rose dans une région bleue, est marquée d'une croix rouge. Mais les plans de bataille ont été mis à mal par les divisions internes de la droite : Jean-Louis Borloo a envoyé au front l'ex-ministre François Loos. Jusqu'ici, le candidat UDI s'est toujours refusé à toute alliance avec Fabienne Keller avant le second tour. Reste à voir si l'enquête TNS Sofres, où il obtient un décevant 8% des voix, ne le fait pas réfléchir.

Roland Ries part de son côté avec des handicaps : des fissures au sein de son équipe municipale et un bilan en demi-teinte, marqué notamment par le rejet par la population, lors d'un référendum local en 2011, de son projet de limiter la vitesse en centre-ville à 30 km/h. Pas de quoi, semble-t-il, l'empêcher de rempiler pour un tour.

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