Anne Hidalgo : ces six propositions pas vraiment nouvelles dans son programme pour Paris 2020

Anne Hidalgo le 6 février 2020
Politique

AVANT/APRÈS - La maire de Paris a dévoilé ce jeudi 6 février son programme pour les élections municipales de mars prochain. Parmi elles, quelques-unes figuraient déjà dans son programme en 2014, et d’autres ont déjà été annoncées ces derniers mois par Anne Hidalgo.

Planter 170.000 arbres, se baigner dans la Seine, piétonniser le centre de Paris, éradiquer les plastiques à usage unique d’ici 2024, cuisiner 100% bio dans les cantines…. Outre ces propositions, très axées sur l'écologie, dévoilées jeudi 6 février lors d’une conférence de presse, le programme d’Anne Hidalgo pour les municipales de mars prochain ne comporte pas que des nouveautés. 

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• Mettre en place des navettes électriques pour les touristes :

Dans son nouveau programme, l'édile de Paris annonce vouloir créer des "navettes électriques pour les touristes, pour les seniors et les personnes à mobilité réduite". ¨Proposition qu'elle précise sur Twitter : "Les touristes pourront se déplacer grâce à de petites navettes électriques, bien plus adaptées à notre ville. Ces navettes électriques seront mises à disposition de nos aînés et des personnes à mobilité réduite." Or, en 2014, elle écrivait déjà : "J’interdirai progressivement les bus de tourisme diesel (au même rythme que ceux de la RATP) et les remplacerai par des petites navettes électriques."

• Logements sociaux :

L'actuelle maire de Paris souhaite atteindre "25% de logements sociaux d’ici 2025, répartis dans tout Paris pour les classes populaires et les classes moyennes." Un chiffre qui n'est autre que celui imposé par la loi SRU de 2013, qui oblige à atteindre ce taux de logement dans les zones tendues. Les objectifs de la maire sortante n'ont pas bougé par rapport à 2014, où elle disait : "Je veux créer 10.000 (logements dans Paris) par an, atteindre 25% de logements sociaux en 2025 et 30% en 2030. Un effort particulier sera réalisé sur les logements intermédiaires pour les classes moyennes et les jeunes actifs". Six ans après la première promesse, la maire ne précise pas où elle en est de son objectif.

L'héliport, "réservoir de biodiversité"

• Aménager l'héliport :

Anne Hidalgo propose de faire de l'héliport de Paris, situé dans le sud-ouest, aux portes de Paris, un "réservoir de biodiversité". Mais telle était déjà son ambition en 2014. A deux reprises dans son programme d'il y a six ans, elle l'évoquait. "L’héliport sera reconverti en un grand parc culturel et sportif, dédié aussi aux loisirs", pouvait-on lire. Une promesse qu'elle assortissait de l'engagement suivant : "Je poursuivrai la reconquête de la petite ceinture ferroviaire et je transformerai l’héliport pour en faire des espaces de biodiversité."

• Périphérique :

La socialiste propose de transformer le périphérique en "boulevard avec une circulation apaisée. Dès 2024, une voie sera réservée aux transports en commun, au covoiturage, aux véhicules propres et transportant des personnes à mobilité réduite". Le sujet a déjà été abordé au Conseil de Paris, à la suite des préconisations de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur l'avenir du périphérique, parmi lesquelles figurent la réduction du la vitesse à 50 km/h et le fait de réserver une voie aux véhicules propres et au covoiturage. 

Les véhicules à essence bannis de la ville en 2030

• Véhicules diesel et essence :

Il s'agit d'une proposition essentielle du programme de la maire sortante : l'interdiction des véhicules diesel et des cars de tourisme à Paris en 2024, et l'interdiction des véhicules essence en 2030. En octobre 2017, après avoir annoncé son intention de ne plus autoriser la circulation de voiture diesel en 2024, la Ville de Paris indique qu'elle étendra cette interdiction aux voitures essence pour 2030. 

• Référendum Airbnb :

Enfin, l'équipe municipale, qui mène depuis longtemps le combat contre Airbnb, inscrit dans le programme d'Anne Hidalgo la tenue d'un référendum "avant l'été pour déterminer dans chaque arrondissement le nombre maximal de journées de location". Là encore, la maire traduit en promesse électorale ce qu'elle annonçait dès le mois de novembre 2019. A l'époque, le premier adjoint Emmanuel Grégoire avait précisé que la question serait "posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n’est pas la même dans chaque quartier". 

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